Iquitos – Tabatinga

Le départ de l’hôtel est fixé à 4h45 pour un rendez vous à 5 heures à l’embarcadère de la société Golfinho. Nous quittons Iquitos à 6h30 après une « équipée sauvage » pour rejoindre le bateau sur le bord du fleuve. En effet pour des raisons bassement budgétaire, nous ne sommes pas partis du super ponton tout neuf que nous avions vu la veille, mais directement du bord de la berge identique à celui de la photo ci-dessous.

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En route, nous essuyons un très gros orage  qui nécessite la fermeture de toutes les ouvertures avec pour résultat un bon bain de vapeur dans le bateau.

 

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La suite du voyage se passe sans problème et, après 10 heures de voyage plus ou moins confortable, nous arrivons vers 16h30 sur l’ile de Santa Rosa. Là nous devons réaliser les formalités de sortie du territoire péruvien. Les bureaux ferment à 17h30, il ne faut donc pas perdre un instant, aussi pour 20 soles nous prenons un tuk-tuk direction les bureaux de l’immigration. Là commence l’attente traditionnelle dans ces circonstances, d’autant plus que Carine a perdu le sésame de sortie représenté par la carte d’immigration à restituer à la fin du séjour. Tout compte fait tout se passe bien, et contre 12 soles la douane nous fait remplir une nouvelle carte, carte reprise dans la foulée. A 17h30 nous reprenons le tuk-tuk toujours pour 20 soles direction le ponton où nous arrivons dans l’espoir de trouver un bateau taxi et rejoindre la rive brésilienne située juste en face. Après quelques minutes et aidés par le patron de la buvette du ponton (où nous avions laissé nos bagages), nous nous installons dans un bateau direction Tabatinga.

Tabatinga

A 18 heures nous mettons le pied sur le sol brésilien à « Porto Tabatinga » et là, le retour sur terre est légèrement moins compliqué qu’au départ le matin car -ici- il y a des passerelles en bois. Mais la structure de notre sac à roulettes n’a pas du tout apprécié les petites traverses et sa forme ressemble à un sac de pommes de terre à l’issue de ce traitement.

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Nous ne sommes pas pour autant sauvés car nous sommes dimanche et nous avions oublié qu’au Brésil le dimanche c’est churrasco et bières….sss en famille. Résultat, il n’y a pas un taxi pour nous amener à l’hôtel, seuls sont disponibles des motos taxi, ici des deux roues et non des triporteurs, inimaginables avec nos bagages. Heureusement nous retrouvons également l’amabilité et la gentillesse brésilienne et un « quidam » passant par là fini par trouver un taxi, l’arrête  et le convainc de nous amèner au Takana hotel.

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Le dimanche soir il n’y a pas plus de restaurant ouvert que de taxi en circulation. Résultat, nous finissons dans une gargote sur le bord de l’avenue proche de l’hôtel où nous mangeons une pizza surgelée cuite au micro-onde.

Le départ étant prévu le mardi, nous mettons à profit la journée de ce  lundi,  pour effectuer les formalités d’entrée et la recherche d’un bateau pour continuer notre voyage direction Manaus. Nous réalisons ces deux missions en 2h grâce a l’aide d’un sympathique brésilien qui nous emmène à l’immigration puis voir les bateaux. A 11h nous sommes de retour à l’hôtel avec nos passeports tamponnés et deux billets pour un voyage en bateau rapide pour 570 Reis (150€) par personnes tout compris (1 petit déjeuner, 2 déjeuners et 1 diner).

De retour à l’hôtel notre sympathique brésilien nous fourni les coordonnées téléphoniques d’une de ses connaissances à Manaus pour réserver d’une part, l’hôtel et d’autre part, le bateau pour Santarem. Compte tenu des prix annoncés, nous entamons avec ce monsieur une négociation par messages WhatsApp. Pour finir, vers 23h15 nous acceptons  son offre pour l’hôtel à 140 RS pour 2 nuits sans  le transfert à 75 RS, trop cher pour nous. Nous lui signifions également que nous réserverons le bateau par nos propres moyens. En effet il nous propose 370RS par personne pour les hamacs et 1200 pour une suite, alors que nous avons constaté dans le routard des prix bien moins élevés.

Le soir nous allons diner au restaurant « Tres fronteiras »  où nous nous régalons de la spécialité maison, du poisson cuit et servi dans une feuille de bananier.

Tabatinga – Manaus

Le mardi matin, nous avons rendez vous à 9 heures au port fluvial de Tabatinga. Là, nous patientons pour passer devant la police fédérale, qui nous demande d’où nous venons, où nous allons et tout notre parcours au Brésil, avant de subir une fouille complète de nos bagages. La principale raison de ces fouilles est la proximité de la Colombie et donc la recherche de drogues et d’armes.

 

Nous quittons Tabatinga vers 10 heures du matin pour environ 30 heures de voyage. Le voyage se déroule tranquillement dans un bateau beaucoup plus confortable que le précédent au départ d’Iquitos. Malheureusement, à 22 heures une escouade de la police militaire s’apprête à monter dans le bateau. Lorsqu’ils se rendent compte qu’il n’y a plus de place assise, ils obligent l’équipage à faire descendre des passagers , hormis les touristes, au motif que nous sommes en surcharge. L’unique raison est que ces messieurs n’ont pas de place assise et qu’ils n’ont aucune envie de voyager debout ou couchés dans les allées. Moralité, après la descente du nombre adéquat de passagers, dont une famille avec deux enfants en bas âge, nous partons à 2 heures du matin avec 4 heures de retard. C’est un comportement particulièrement scandaleux et de l’abus de pouvoir caractérisé d’autant plus que nous apprendrons plus tard que ces messieurs voyagent gratis.

Nous arrivons donc à Manaus à 20h30 avec 4 heures de retard, nous prenons un taxi pour nous rendre à l’hôtel Go Inn pour 2 nuits.

Manaus

Pour lire l’article sur Manaus, cliquez sur ce lien.

Manaus – Santarem

Nous avons rendez-vous à 9 heures sur le Golfinho del Mar II pour un départ à 11h. Cette fois nous naviguons sur un bateau lent (lancha) dans une cabine pourvue d’un réfrigérateur,  de climatisation et d’une salle d’eau, cabine baptisée pompeusement Suite.

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Sur le quai il y a un grand nombre d’échoppes où nous achetons un plat de poulet pour notre déjeuner ainsi qu’un jus de maracuja, une prise électrique multiple pour y brancher en plus de la climatisation nos chargeurs de téléphones.

Après notre départ de Manaus, nous passons la rencontre des eaux entre le rio Negro (eaux noires) et le rio Solimões (eaux marron) point ou le fleuve prend le nom d’Amazone. Les eaux du rio Solimões sont limoneuses et de couleur ocre du fait de la forte érosion dans son bassin dans les Andes, alors que celles du rio Negro sont noires du fait qu’il a traversé des étendues stagnantes de la plaine forestière amazonienne et de marais riches en humus. Fait remarquable, les eaux des deux affluents de teintes très contrastées s’écoulent sans se mélanger pendant des dizaines de kilomètres, comme deux fleuves coulant côte-à-côte dans le même lit. Le phénomène est dû aux différences de température, vitesse et densité des eaux des deux rivières.

Nous voilà donc partis pour 25 à 30 heures de navigation et 4 escales Itacoatiara ; Parintins ; Juriti ; Obidos. Chaque escale est typique des voyage sur l’Amazone, des vendeurs ambulants viennent pour proposer leurs produits alimentaires ou autres (prise électriques, chargeurs de téléphones etc.). Chose impensable, des voitures emrarquent et débarquent. Le premier soir nous assistons à un superbe coucher de soleil.

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A l’arrivée nous avons une nouvelle rencontre des eaux entre le rio Tapajos et le rio Amazone.

Nous arrivons à Santarem après 27 heures d’un voyage qui s’est très bien déroulé. Nous prenons un taxi pour notre hôtel le « Tapajos Center Hotel » ou nous passerons deux nuits avant d’aller à Alter do Chao. Comme il est tôt dans l’après midi nous partons à la recherche de nos billets pour le vendredi suivant, billet que nous trouvons à l’embarcadère où nous avions accosté quelques heures plus tôt.  Le soir nous allons dans le restaurant sur l’eau le « Massabor Orla » pour y déguster des camarones.

Le lendemain, dimanche, il n’y a rien à faire nous décidons de faire donc du blog une grande partie de la journée. En partant déjeuner le midi nous demandons à un chauffeur de taxi devant l’hôtel sa disponibilité pour nous emmener à Alter do Chao le lendemain et surtout le prix. Nous nous mettons d’accord pour 90 reis (25€) pour faire les 40 km qui nous séparent d’Alter do Chao avec un départ à 10h. Le soir nous allons cette fois au bar Mascote histoire de changer, mais les camarones sont moins bonnes que la veille.

Le lundi matin départ à 10 heures direction Alter do Chao, destination que nous a conseillée Nicolas Tiphagne un des gérant de la marina de Jacaré où est amarré notre bateau.

Alter do Chao

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Santerem – Belem

De retour à Santarem nous montons sur le bateau lent « l’Amazon Star » qui ne nous avait pas été conseillé en raison de problèmes d’hygiène alimentaire, mais c’est le seul qui est compatible avec notre calendrier.

Le départ est prévu à 10 heures pour 48 heures de voyage avec une arrivée le surlendemain et 5 escales : Monte Algre ; Prainha ; Almeirim ; Gurupa ; Breves. Le départ n’a lieu qu’à 11h30 car nous devons attendre la fin du chargement du bateau mais aussi le changement de capitaine.

La cabine est ici beaucoup moins confortable que lors du précédent voyage, la longueur est celle des deux lits superposés et la largeur celles des lits et du frigo. De toutes les façons la cabine ne nous sert que pour dormir car nous passons la grande partie du temps dehors appuyés au bastingage ou au bar situé à notre étage. Ici nous n’échappons pas à la coutume des lanchas, musique à fond de 8 heurs à minuit.

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Le premier soir, nous sommes gratifiés une nouvelle fois d’un magnifique coucher de soleil.

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Après l’escale de Gurupa nous prenons des bras du fleuve Amazone beaucoup plus petits. Cette partie du voyage est infiniment plus intéressante car nous pouvons voir les berges et la diversité de la flore. Malheureusement nous ne voyons que très peu d’animaux.

Une attraction de cette partie du voyage est le balais des petits bateaux qui abordent notre Amazon Star pour vendre qui des crevettes qui de l’Açaï.

Bien que nous soyons partis avec 1h30 de retard, nous arrivons à Belem avec 4 heures d’avance soit 6 heures du matin. A l’arrivée nous regardons les horaires pour notre départ du lendemain direction Soure et l’Ile de Marajo. Le départ est soit à 8 heures du matin soit à 14h30 en bateau rapide, nous choisissons 14h30. Nous avions demandé à Nicolas de nous envoyé son ami chauffeur de taxi (Celso) mais faute de réception internet nous ne savons pas qu’il nous attend et nous prenons donc un taxi à bout de souffle. Le chauffeur ne connait pas l’Hotel  Poussada Miriti et c’est le capitaine qui, avec son smartphone, lui explique le chemin.

Nous posons nos bagages prenons un excellent petit déjeuner puis une bonne douche. Ensuite nous allons à pied en repérage pour notre futur séjour à Belem, dans une semaine. Nous arrivons aux anciens docks transformés en rendez-vous pour les « bobos » du coin. Nous y trouvons une brasserie où nous dégustons une excellente bière à l’açaî.

Le lendemain nous avons rendez vous à 13h30 avec Celso qui nous apprend que la veille il est venu nous chercher à 7 heures mais nous étions déjà partis. Il nous amène à l’embarcadère où nous arrivons à 14 heures. Bien nous en a pris car le bateau est à 14h10 et non 14h30. Nous payons 35RS par personne pour 1h30 de traversée auxquels il faut ajouter 12 RS par personne de transfert du débarcadère du port de Salvatera à la poussada située à Soure sur l’ile de Marajo.

L’ile de Marajo

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Belem

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Voilà, notre voyage sur le fleuve Amazone s’achève ici ainsi que notre périple en Amérique latine. Depuis les chutes d’Iguaçu le 5 mai jusque Belem le 28 août, nous avons passé pratiquement 4 mois absolument fantastiques remplis de rencontre humaines enrichissantes et de paysage plus magnifique les uns que les autres.

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