Arrivés à l’hôtel, nous constatons que la chambre n’est pas réservée par le contact qui nous avait été fourni par le sympathique brésilien rencontré au Takana Hotel à Tabatinga. Grâce à l’amabilité du réceptionniste, qui de plus parle anglais, nous pouvons disposer d’une chambre pour deux nuits pour 350 RS.
Cette troisième étape à Manaus sur le fleuve Amazone, n’a d’intérêt pour nous qu’une halte entre Santarem et Tabatinga et la visite de 2, 3 sites qui peuvent se faire sur un après midi.
Comme à Tabatinga la matinée sur place est consacrée à la recherche des billets pour aller à Santarem, notre prochaine étape. Nous nous rendons donc en premier sur les bords de l’Amazone au port où nous prenons l’attache d’un courtier pour notre billet, résultat nous avons une suite pour 800 reis et non 1200 comme proposé à Tabatinga, nous embarquerons demain à 9 heures.
Cette opération terminée il est l’heure de se restaurer aussi, nous allons déjeuner dans une churrascaria avenue du 7 septembre. Avant de nous diriger vers le théâtre Amazonas qui aujourd’hui est un opéra, nous faisons du shopping, sans rien acheter, dans un magasin C&A qui se trouve sur le chemin.

« L’Opéra de la jungle » de Manaus (Brésil) se situe au cœur de la vieille ville, où il fût inauguré en 1896. La forêt luxuriante n’entoure pas le majestueux édifice, même si la végétation tropicale, très présente dans les rues, est aux portes de cette cité de 1,7 million d’habitants, et l’isole du reste du Brésil, sauf par voies aérienne ou maritime. Mais le mythe qui entoure son existence persiste, les représentations qui se déroulent à l’opéras aussi.
Le Théâtre Amazonas témoigne de la splendeur passée de Manaus, d’un temps (1890-1924) où le Brésil était le seul fournisseur au monde de caoutchouc extrait des hévéas de son épaisse forêt. Les ventes, via l’Amazone, générait alors 40% des richesses du pays. Les fortunes accumulées par les négociants, permirent à Manaus (nom d’une tribu indienne), alors un petit comptoir fluvial, de se transformer en une des villes brésiliennes les plus modernes. Le téléphone et l’électricité y arrivèrent avant Rio de Janeiro et Sao Paulo. La mode, dans la haute société, était à la France, et les édiles voulurent donc leur « Paris de la jungle ». Avec un opéra, pour se distraire, comme sur les grands boulevards.
Les travaux durèrent quinze ans, car tout le matériel venait d’Europe, les pierres du Portugal, les marbres de Carrare, les tuiles pour la coupole d’Alsace, les lustres du foyer de Murano… Des goûts de nouveaux riches, qui ont donné naissance à un style dit très éclectique.
Pour tout savoir sur le théatre de Manaus cliquez sur ce lien
Le soir nous décidons de diner à l’hôtel Taj Mahal qui dispose d’une salle de restaurant panoramique au dernier étage qui tourne sur elle même. Arrivés sur place nous alons à la réception de l’hôtel qui nous annonce que le restaurant ne fonctionne plus.
Nous allons donc sur la praça Sao Sebastiao car dans la journée nous y avons vu des restaurants somme toute forts acceptables.

Le lendemain matin nous avons un taxi à 8h30 pour nous rende à l’embarcadère.
Rendez vous à l’article Voyage sur l’Amazone pour la suite de notre périple.
