Toujours sur les conseils de Nicolas Tiphagne, nous avons réservé 4 jours sur l’ile de Marajo dans la poussada « O Canto do Frances », le patron de la poussada est Français . Après un voyage sans encombre sur un catamaran à moteur tout neuf, et une traversée du rio Paracauari entre Salvatera et Soure notre transfert « Edgar » nous dépose juste devant la poussada.

Avec la compagne de Thierry, nous programmons la visite de la Fazenda « Bom Jesus » pour le lendemain après midi, il nous en coutera 90RS par personne. Le soir, à la poussada, nous nous régalons d’un plat de crevettes et d’un plat de crabe décortiqué.
Le matin du deuxième jour nous nous baladons à pied dans le village de Soure et déjeunons au restaurant Solar do Bola.
A 15 heures, notre guide vient nous chercher pour la visite de la Fazenda. A l’arrivée nous commençons par une petite balade à dos de buffle d’eau avant de faire un grand tour de la Fazenda à pied pendant 2 heures.
Nous verrons pendant cette balade un grand nombre d’essences d’arbres, des buffles d’eau, des Ibis rouges et des Capybaras le plus gros rongeur au monde (ils ressemblent à un cochon d’inde géant).
Nous finissons notre périple de l’après midi par une collation avec les produits de la ferme absolument divins. Nous rentrons à la pousada vers 19 heures.
Le troisième jour, nous avons décider de faire journée plage aussi, nous prenons des vélos à la poussada et prenons le chemin de la Praia de Bara Velha. Nous arrivons en fin de matinée alors que la mer est pleine. C’est un superbe endroit entouré de mangrove où il y a quelques paillotes. La plage est très petite mais va se découvrir à marée descendante. Le midi nous dégustons du crabe farci et des crevettes salées. Avant de repartir en fin d’après midi, nous savourons les joies de la baignade.
Le soir, nous dinons de nouveau à la poussada et goutons pour notre plus grand plaisir un steak de buffle d’eau avec son écrasée de pommes de terre.
Le dernier jour nous allons à la Praia do Pesqueiro distante de 15 km. Nous y allons en moto taxi, chacun la sienne pour 30 reis aller et retour. La confiance règne car nous ne paierons que de retour à la poussada. L’endroit en beaucoup moins typique que la veille même si la plage est immense à marée basse. Il y a beaucoup plus de paillotes que la veille et on se rend bien compte que le weekend ce doit être l’endroit favori des habitants de Belem. Nous commençons par une petite baignade avant de nous restaurer, le repas sera moins bon que la veille. Avant de partir nous faisons une promenade à pied sur cette immense plage. Enfin, nous attendons nos motos taxi dans une paillote de pêcheur où se prépare un loto local, l’organisateur nous propose même de participer. Par manque de temps nous déclinons l’offre mais restons quelques temps pour savourer ce moment de vie des pêcheurs.
Voila notre séjour sur l’ile de Marajo tire à sa fin, demain matin nous avons rendez vous avec le transfert « Edgar » vers 12 heures à la Poussada, car la navette fluviale est à 14h30 au port de Salvatera.
Mais là rien ne va se dérouler comme prévu, à 13h30 le transfert n’est toujours pas venu nous chercher alors que le bac pour traverser le Rio entre Soure et Salvatera est à 13h30. Le capitaine, de nature légèrement inquiète pense que l’on nous a oublié. Carine va voir la réceptionniste qui, bien que brésilienne, s’inquiète et passe un appel téléphonique. Elle nous rassure et nous dit que tout va bien, il est tout de même 13h20. Quelle n’est pas notre surprise de voir arriver un taxi à la porte, taxi qui nous amène au bac. Sur place nous sommes attendus, le chauffeur du transfert « Edgar » prend nos bagage pour les mettre dans la soute. Nous achetons les billets dans le transfert et arrivons juste pour le départ à 14h30.
Nouvelle surprise, le superbe catamaran de l’aller s’est transformé en un vieux bateau rapide proche de la réforme. Qu’à cela ne tienne il nous emmènera bien jusque Belem. Tel n’en sera pas le cas, car 1/4 d’heure après le départ nous nous arrêtons et le mécanicien du bord descend dans la cale moteur et en ressort 5′ après. Nous repartons mais 10′ après nouvel arrêt, au troisième arrêt le capitaine nous informe que nous ne pouvons pas aller plus loin car le bateau a un problème de gouvernail. Une autre navette, pratiquement aussi « neuve » que la précédente, accoste à couple et tous les passagers passe de l’une à l’autre avec les bagages.

Moralité nous arrivons avec 1h30 de retard et un orage équatorial nous accueille au débarcadère de Belem. Celsio, notre chauffeur de taxi, nous a attendu tout ce temps et nous prenons la direction du « Bera Rio Hotel ». L’orage se calme un peu mais les rues de Belem sont totalement inondées et nous avons l’impression de naviguer toujours sur le fleuve Amazone.

Rendez vous à l’article Voyage sur l’Amazone pour la suite de notre périple.
