Grace au taxi, réservé la veille à Santarem, nous rejoignons Alter do Chao en une quarantaine de minutes où nous posons nos sacs chez Héloisa qui gère la pousada Tupaiulândia. Cette poussada est parfaitement intégrée dans le paysage avec ces maisons rondes qui comportent deux chambres avec climatisation et douches à l’eau froide ce qui ne pose aucun problème compte tenu de la température extérieure. Nous resterons 4 jours dans ce petit paradis qui a un parfum de caraïbes.
Une fois installés et après avoir rencontré Héloisa, qui est absolument adorable, nous nous rendons sur la place du village face à l’Ilha do Amor.

A l’agence Mae Natureza nous rencontrons Claudio pour voir ce qu’il peut nous proposer comme balade au départ d’Alter do Chao. Notre choix s’arrête sur un tour d’une journée pour aller dans la forêt primaire. Pour minimiser le prix, nous attendons que Claudio trouve d’autres participants. Nous passons ainsi l’après midi les pieds dans l’eau après nous être restaurer d’un Pirarucu, excellent poisson du rio Tapajos où nous allons nous rafraichir à plusieurs reprises.
Nous sommes pratiquement seuls sur cette plage et constatons que sur l’ile en face il y a également peu de monde. Le soir nous allons diner au restaurant où nous nous régalons d’un Filhote (poisson chat de l’amazonie). Cette soirée est aussi musicale puisqu’un artiste brésilien vient pousser la chansonnette accompagné de sa guitare.

Le lendemain nous décidons de passer la journée sur l’Ilha do Amor, nous arrivons vers 10 heures et là, surprise, il y a déjà beaucoup de monde. Nous arrivons cependant à trouver une place toujours les pieds dans l’eau.

Cette petite bourgade est le lieu privilégié des brésilien pour y passer le weekend et nous sommes mardi oui mais le 15 août jour férié ici aussi. Les brésiliens sont réellement incroyables, nous connaissions les glacières remplies de bières mais nous n’avions encore jamais vu de glacières flottantes, et bien c’est chose faite.

Après le repas et quelques bains rafraichissants, nous allons faire le tour de cette ile minuscule puis retour sur terre. Le soir nous nous changeons et allons diner chez Mae Naturenza qui fait aussi office de taverne. Claudio nous apprend que nous avons des partenaires pour le tour en forêt, rendez vous est donc pris pour le lendemain à 9 heures à l’agence.
Le troisième jour, nous partons donc en expédition dans la forêt et à 9 heures précises nous embarquons sur un bateau rapide pour 1 heures de trajet en direction de la « Comunidade de Jamaraqua » point de départ de la balade de 9 km en forêt. Nous voyons un grand nombre d’essences d’arbre tant dans la forêt secondaire que dans la forêt primaire.
Bien que nous soyons dans la forêt il y fait encore très chaud, à mi parcours nous faisons une halte avec une petite collation. Nous repartons pour faire les 5 km restant. Sur le chemin le guide nous montre comment le latex est récupéré sur les hévéas. Il tente également de déloger une tarentule mais sans succès et nous montre les pouponnières à cigales.
De retour à la Comunidade de Jamaraqua, nous déjeunons d’un Tambaqui grillé avec du riz le tout arrosé d’un excellent jus de Goyave.
Après une petite 1/2 heure de repos, nous partons pour une balade en barque dans la forêt inondée. Ce qui est impressionnant dans ce monde aquatique c’est le silence qui y règne.
Nous repartons ensuite en bateau pour visiter une fabrique de latex. En trempant le latex ou caoutchouc dans le soufre à 110 degrés C° pendant plus d’une heure, le caoutchouc garde son élasticité, si ce temps est prolongé il durcit. On appelle ce procédé la vulcanisation. Carine y achète un petit sac à main en latex fabriqué par les indiens Tapajos.
Nous terminons cette journée par un superbe coucher de soleil sur le rio Tapajos.
Le lendemain et dernier jour est consacré à la préparation des bagages pour notre prochain voyage sur le fleuve Amazone et farniente au bord de la plage. Le midi nous avions prévu d’aller au restaurant chez Luis à Carnavazal, recommandé par Nicolas Tiphagne, mais en raison d’une grève locale, il n’y a pas de bus. Nous déjeunons donc au restaurant, face à l’ilha de Amor, le farol da ilha.
Ce matin nous avons rendez vous à 8 heures avec le taxi. Malheureusement, un piquet de grève barre la route à Carnavazal et nous devons prendre un taxi local pour nous rendre jusqu’au barrage où notre taxi nous attend.

Nous passons le barrage à pied et rejoignons notre taxi. Malgré ces petites vicissitudes nous arrivons à 9h30 pour un embarquement à 10 heures.

Rendez vous à l’article Voyage sur l’Amazone pour la suite de notre périple.
