Avec énormément de retard et, je m’en excuse, voici l’article sur les deux mois passés entre notre départ de Carriacou et le départ pour la transat. En effet, la vie de plaisancier retraité est telle que nous n’avons que très peu de temps de libre pour nous.

Sainte Anne

Comme dit dans le précédent article, nous quittons Carriacou le 9 mars direction Sainte Anne en Martinique car nous devrions avoir une bonne fenêtre météo. Que nenni, comme d’habitude on se fait secouer dans les deux canaux, celui de Saint Vincent et celui de la Martinique Sainte Lucie. A 11h30 nous sommes au mouillage relativement loin. En effet, j’espère avoir une place lundi à la marina du Marin une fois encore pour le frigo en panne. Nous mangeons, car compte tenu de la météo pas sympa, sous avons « sauté » le petit déjeuner, puis sieste pour récupérer des 26 heures de navigation qui nous ont fatigué par manque d’entrainement. A 16 heures, j’allume mon téléphone et, surprise, j’ai une place lundi à partir de 10h à la marina. Dans la foulée j’envoie un SMS à Pascal, le frigoriste, pour lui dire qu’il peut intervenir dès qu’il le souhaite.

Lundi matin à la première heure nous préparons les pares battage et les amarres et nous allons pour 10h vers la marina où nous sommes dirigés vers le ponton 6. J’appelle Pascal de Nautic Froid qui me dit pouvoir venir mercredi matin à 9 heures. Rendez-vous pris nous cherchons une voiture à louer sur internet et en trouvons une à bon prix pour le lendemain à 9h et ce pour 3 jours. Nous profitons de la voiture pour aller à Carrefour à Genipa où nous faisons du plein de tout ce que nous ne trouvions pas aux Grenadines.

Mercredi 13 mars Pascal de Nautic Froid arrive à 9 heures pour remplacer le compresseur qui semble avoir rendu l’âme. Après quelques tests il met en doute le mauvais état du compresseur et par acquis de conscience, suite à ma remarque sur l’état de la carte électronique, il la teste. Eh la bingo, elle est HS heureusement Pascal en dispose d’une, dans son sac de pièces détachées. Il l’installe et après ½ de travaux et 15’ de tests il repart et nous avons enfin nos deux frigos en parfait état de marche. Il est dommage que Pascal arrête son activité en fin d’année car il est vraiment professionnel et consciencieux. En plus de ces qualités il est  au juste prix, le remplacement de la carte main d’œuvre et déplacement compris nous est revenu à 250€. Ce qui, avec l’intervention de l’année passée de changement de l’évaporateur du congélateur/réfrigérateur fait un total de moins de 1000€, 750€ exactement.

Nos amis Imelda et Philippe sur Pilhaouers sont également à la marina, nous en profitons pour passer les voir et nous mettons d’accord pour dîner un soir à l’annexe, restaurant devant les pontons du loueur Dream Yacht Charter. Nous débutons par un planteur puis les filles prennent un assortiment de poisson à la plancha et les garçons des bavettes à la plancha également le tout arrosé d’une bouteille de vin chilien.

Nous finissons la soirée au Kokoarum bar juste à côté du restaurant ou un groupe se produit avec de la musique du monde puisque nous y entendons des airs brésiliens. En partant nous rencontrons Eric de Anuanua (arc en ciel en tahitien) son Wharram resté à Grenade. Il est venu en Martinique pour refaire la caisse de bord en qualité de kinésithérapeute/ostéopathe.

Nous avons négocié avec la marina de rester jusqu’au mardi 19 matin car notre annexe présente des fuites que nous souhaitons résorber avant le retour au mouillage à Sainte Anne. Mardi matin nous quittons donc notre place et jetons la « pioche » à 13h15 non loin du chenal menant au ponton de Sainte Anne.

Après les ultimes réparations l’annexe semble tenir la pression, il faudra cependant peaufiner les réparations pendant l’hivernage à Saida au Maroc.

Nous changerons trois fois de place afin de nous rapprocher du ponton et de la ligne de bouées à ne pas dépasser, mais aussi pour ne plus être secoués par le roulis induit par la houle car nous sommes plus proche de la côte.

Vendredi 22 mars nous décidons de goûter les pizza de pizza-boat, réservation faite par téléphone les pizzas sont livrées au bateau pour 30 € les deux et pour ne rien gâcher, elles sont excellentes.

 Les Pilhaouers nous rejoignent quelques jours après notre arrivée au mouillage.

Nous profitons de leur présence pour faire une petite balade à pied en direction des salines sur une journée. Nous allons également au cap Chevalier mais cette fois-ci en bus car le trajet est beaucoup plus long et la marche se fait au bord des routes.

Deux jours après, Philippe de Pilhaouer nous a fait des côtes de porc charcutières que nous avons dégustées avec Imelda sur notre bateau.

Chaque fin de semaine, nous assistons à l’entrainement des Yoles qui participeront au tour de la Martinique qui se déroule tous les ans au mois d’août.

 Le vendredi 5 avril nous sommes invités sur le Belize 43 dénommé Yassa ou Quoi appartenant à Philippe un copain des Pilhaouers. Cette soirée est très sympathique et nous finissons tard dans la nuit. Nous consultons la météo tous les jours pour choisir le meilleur créneau pour monter en Guadeloupe via la Dominique. A la lecture des fichiers Gribs le 16 avril devrait nous permettre de passer le canal de la Dominique le mercredi 17 sans avoir trop de vent. En effet, nous nous souvenons de la remontée de l’année dernière avec un BMS (Bulletin Météorologique Spécial) en cours et des vents de 30 – 35 nœuds et des rafales à 40 et nous n’avons pas envie de revivre le même épisode.

La Dominique

Nous arrivons le 17 avril et prenons une bouée à  16h30, cette dernière coûte 30$EC soit 10 de plus que l’année dernière et 150$EC pour une semaine. Même avec 10 $EC de plus nous sommes bien loin des tarifs appliqués dans les Antilles françaises. Nous prenons l’option « une semaine » sachant que nous souhaitons être sur place dimanche pour le barbecue sur la plage organisé par l’association PAIS qui gère le plan d’eau. Par ailleurs, nous avons eu nos amis Monique dite « Momo » et Marco du bateau Marco Polo qui sont à Marie Galante et devraient arriver vendredi dans l’après-midi.

Jeudi, compte tenu du mauvais temps nous faisons la clearance à 15h puis retour au bateau à l’abri.  Nous avons payé nettement moins cher que l’an dernier où nous étions over time c’est à dire en dehors des heures normales d’ouverture. Les clearances sont faites mais avec un surcoût important.

Ce soir nous sommes gratifiés d’un magnifique couché de soleil.

Le lendemain nous avons rendez-vous à 9 heures avec le boat boy de PAIS qui nous a aidé pour la bouée et accompagné à la clearance. Il nous emmène jusqu’au pont de l’Indian River où un taxi nous attend pour effectuer un tour de l’ile. Comme nous sommes seuls nous négocions avec le chauffeur pour effectuer un tour par le sud que nous n’avions pas effectué l’an dernier.

En sortant de la ville nous nous arrêtons sur une petite colline (banlieue chic de Portsmouth) qui offre une vue magnifique sur la baie et la cité.

Nous prenons ensuite la direction de la capitale Roseau par la route de la côte, le chauffeur nous arrête plusieurs fois à chaque point de vue remarquable.

Arrivés à Roseau, nous  allons en premier lieu  au morne Bruce Garrison cf photos. Ce promontoire permettait aux anglais de surveiller d’éventuels attaquants voire de les repousser. Il sert aujourd’hui de lieu de procession lors des fêtes religieuses.

Nous allons ensuite dans un parc au-dessus de la ville, une école s’y trouve comme en atteste les restes du bus scolaire écrasé lors du cyclone David, heureusement il était vide (dixit notre chauffeur). Il y a également une volière dans laquelle on peut voir des perroquets symboles de l’ile. Le habitants de Roseau se retrouvent dans ce parc le dimanche pour y piqueniquer.

Nous continuons notre périple en allant voir des cascades d’eau chaude les Jack Falls, mais pour s’y baigner il faut crapahuter et je n’ai pas les chaussures pour.

Après cette marche pour accéder à la cascade, nous nous arrêtons aux thermes où avant de déjeuner nous pataugeons dans de l’eau à 39°. Nous y rencontrons un couple de guadeloupéens avec leurs enfants qui sont ici en vacances, il est vrai que « c’est » les vacances de printemps en France.

Ce vendredi est férié en Dominique c’est la raison pour laquelle tous les petits restaurants sont fermés et que nous finissons à KFC, grande première pour nous deux.

Nous reprenons la route direction la côte sud à Soufrière Bay. Nous montons jusqu’au château fort et pendant ce temps notre taxi voulant effectuer un demi-tour s’est retrouvé enliser jusque mi roue dans les cailloux formant le petit parking. Nous mettons pas moins de 30′ et l’aide de 4 Guadeloupéens présents pour sortir notre minibus.

Après ces péripéties, nous rentrons à Portsmouth toujours par la route de la côte, nous y arrivons vers 17h30. Pendant ce temps, nos amis de Marco Polo sont arrivés au mouillage nous irons les saluer demain matin.

Le lendemain nous allons faire quelques courses puis allons dire bonjour à Momo et Marco. Ils nous offrent l’apéritif et d’une chose l’autre nous proposent de rester à déjeuner avec eux. A 17 heures il est temps de regagner Batopoupa et laisser nos amis faire une petite sieste. Nous ne manquons pas de leur rendre la politesse et les invitons pour le lendemain midi.

A 11h30 pétantes ils arrivent et nous déjeunons tout en discutant de quoi, bateau bien sûr mais pas seulement, et de bien d’autres choses. A 14h30 ils nous quittent car ils ont décidé de descendre en Martinique, à Saint pierre en navigant de nuit. A 18 heures ils quittent le mouillage et viennent nous faire coucou avec le bateau.

C’est dimanche et à 19 heures nous prenons l’annexe pour participer au barbecue sur la plage. Les plats sont simples mais bons et copieux, arrosés de rhum punch bien sûr. Il n’y a pas que les navigateurs au mouillage dans la baie qui participent, il y a aussi des habitants européens ou de la Dominique. A notre table nous entamons la discussion avec des jeunes danois qui naviguent tout en poursuivant leurs études sur un 3 mats barque. Leur voyage n’est pas de tout repos car en plus des études ils sont soumis au quarts afin de participer aux manœuvres, monter dans les vergues pour déployer les voiles par exemple.

Après le repas un DJ met l’ambiance et une partie des convives, nous compris, dansent sur toutes sortes de styles de musique. Carine a tenté de s’essayer à la danse Dominicaine, très proche de la danse africaine, mais il lui faudrait plusieurs leçons pour arriver à maitriser

 Nous sommes ici encore pour 2 jours que nous consacrons essentiellement au farniente. En effet, mercredi matin nous prenons la mer direction Marie Galante où nous ne nous étions pas arrêtés l’année dernière.

Marie Galante

Partis à 8h55 nous prenons une bouée, gratuite, à 16 heures devant Saint Louis petit port pour les ferrys à l’ouest de l’ile.

Lundi matin nous allons à 9 heures récupérer la voiture que nous avons louée. Nous prenons l’annexe jusqu’au ponton à annexes situé le long du débarcadère des ferrys et faisons 50m à pied pour trouver le bureau du loueur qui est juste au bout de ce débarcadère.

Nous partons directement et allons à la distillerie Bellevue en passant par le moulin de Bézard, témoin du passé agricole de Marie Galante, il a fonctionné jusqu’en 1956 où il a été détruit par un cyclone. Malheureusement, bien qu’il ait été restauré en 1995 par des compagnons tailleurs de pierre, charpentiers et couvreur le cyclone Maria l’a fortement endommagé.  A la sortie de chez Bellevue, nous ne pouvons faire autrement que d’acheter 1 cubi et des verres à l’effigie de la distillerie.

Nous allons ensuite chez Bielle. Arrivés au parking, des doudous vendent des produits de leur fabrication pour des prix tout à fait raisonnables, nous leur achetons de quoi diner le soir. Nous prenons ensuite le chemin de la distillerie ou nous admirons les anciens bâtiments et les vieilles machines. Là aussi nous avons acheté deux bouteilles de cannes grises, un cubi et des verres Bielle cette fois-ci.

Avec tout cela il est grand temps de nous restaurer et nous allons donc de ce pas, en voiture, à Capesterre à La Datcha restaurant sur la plage.

Nous rentrons ensuite au bateau car à partir de 13 heures tous les sites à visiter sont fermés.

 Le vendredi 26 avril, bien que le temps soit exécrable nous prenons le chemin de la distillerie du Père Labat. En effet, Marie Galante est en vigilance orange pour la fin de semaine en raison d’une onde tropicale. Entre deux averses nous visitons la distillerie avec la ferme intention de déjeuner au restaurant du père Labat le midi. Nous finissons avec le maitre de chais, une figure, qui nous explique par le menu son processus de vieillissement du rhum avec dégustation à la clé.

Lorsque nous sortons, il n’est pas loin de 13h et il n’y malheureusement plus de place au restaurant. Qu’à cela ne tienne nous prenons rendez-vous pour le lendemain midi.  De guerre lasse nous allons manger au restaurant de la sucrerie, personnel très sympathique mais repas très moyen.

L’après-midi le temps est toujours aussi pluvieux nous allons au belvédère de la gueule Grand Gouffre. Nous avons de la chance car arrivés sur place une petite accalmie nous permet de sortir de la voiture et de faire quelques photos.

Nous terminons cette journée fortement arrosée, et pas par du rhum, en rentrant au bateau en longeons la côte Est puis Sud jusque Saint Louis.

Samedi, dernier jour où nous disposons de la voiture, nous avons rendez-vous à 11 heures à la sucrerie pour la visiter. Heureusement aujourd’hui le ciel est dégagé et nous pouvons visiter. En effet, les jours de pluie les visites sont suspendues. La distillerie ne dispose pas de service d’emballage le sucre est donc envoyé sur l’ile de la Guadeloupe. Une partie de cette production ensachée est retournée à Marie Galante.

Nous allons ensuite manger à la table du père Labat qui n’usurpe pas sa réputation. La langouste flambée au rhum est une tuerie.

Nous terminons cette journée par la balade sur le site de l’habitation Roussel-Trianon. Un point marquant de cette habitation sont les futs de canon plantés dans la terre.

Dimanche nous rendons la voiture et lundi matin nous prenons la direction de la marina bas du Fort où nous avons une place jusqu’au départ de la transat retour le 12 mai.

Marina Bas du Fort à Point à Pitre
Préparation avant la transat retour

Lundi matin nous partons pour la marina Bas du Fort à Point à Pitre où nous arrivons en fin de matinée. Vu l’heure de 11h50, nous décidons de faire le plein de Gasoil de manière à être prêts pour le départ de la transat le 12 mai prochain. Seulement nous sommes en Guadeloupe et bien que sur le site de la marina il est indiqué que la station service est ouverte de 8h à 18h sans interruption, nous devons attendre 13h. Bref nous mangeons et à 14h30, nous sommes installés ponton 6 dit ponton Malinovsky. Pourquoi Malinovsky, pour honorer sa mémoire et parce que c’est un des participants de la première route du Rhum, participants malheureux car arrivé 98 secondes après le vainqueur, Mike Birch.

Le lendemain de notre arrivé nous allons chercher la voiture que nous avions réservée de Marie Galante. Nous l’avons réservée initialement pour 4 jours essentiellement pour faire les courses, ce que nous avons fait pendant 3 jours car le 1er mai, comme en métropole, tout est fermé. Vendredi on se dit que nous aurions pu réserver la voiture plus longtemps pour faire un peu de tourisme. Ni une ni deux, j’appelle l’agence et nous voilà avec 2 jours supplémentaires que nous allons mettre à profit pour aller jusque la pointe Chevalier.

Cette première semaine est également consacrée à quelques travaux d’entretien et préparation du bateau. La première tâche que j’exécute est de changer les bagues téflons du halebas rigide de baume. En effet, à Carriacou j’avais changé celles du vit de mulet en bout de bôme mais pas celles de l’axe de fixation et rotation du halebas au pied de mat. Deuxième opération importante à faire est la vérification de la fixation du réservoir d’eau situé sous le lit de la cabine avant. Après la première transat Cap Vert – Brésil j’avais constaté une fragilisation de cette fixation, que javais consolidé tant bien que mal. Pour cette nouvelle traversée de plus de 3000 miles nautiques plus les 1000 pour rejoindre Gibraltar il est impératif de refaire cette fixation. tâche non point ardue mais longue car il est nécessaire de démonter totalement l’habillage des coffres qui constituent le support du lit de la cabine avant. Après une matinée complète le réservoir est de nouveau fixé correctement et le lit remonté. Nous terminons les travaux de cette semaine par un nettoyage complet des fonds et la mise en place d’une pinoche par vanne condition de sécurité imposée par l’organisation de l’Atlantic Back Cruising (ABC). Carine et moi avons fait le choix, pour cette traversée retour plus complexe que la traversée allée de l’organisation du rallye de l’ABC.
Un des avantages de ce genre de rallye est de naviguer en flottille, ce qui en cas de problème représente une sécurité ; un autre avantage est le routage météo réalisé conjointement par Christian Dumard, un des routeurs de la route du Rhum et du Vendée Globe, et par François Seruzier.

La seconde semaine, arrivée le dimanche 5 mai des équipes de l’ABC nous avons le plaisir de faire la connaissance d’Anne Le Ven responsable de la gestion administrative d’Agnès responsable de la communication et retrouvons avec plaisir François Seruzier l’organisateur et le directeur maritime du rallye.
Nous serons 15 bateaux au départ dont nous allons apprendre à connaitre les équipages pendant cette semaine de préparation.

Lundi matin la confirmation des inscriptions est ouverte, nous y remplissons tous les documents pour un suivi optimal et recevons notre balise de tracking. Dans l’après midi Patirck d’Uship vient sur le bateau pour déboucher notre tank à eau noires, pour ce faire il démonte la vanne haute que je nettoie à grande eau et ce n’est pas du luxe. Une fois tout nettoyer et remonter, nous constatons avec joie que le tank se vide de nouveau correctement ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’un an. Il démonte également la vanne haute du toilette avant bâbord qui est bloquée en position ouverte ce qui pour une traversée n’est pas sécurisant du tout.
A 18 heures, nous nous dirigeons vers le magasin Uship qui organise un cocktail pour les participants du rallye. C’est l’occasion de faire la connaissance de tous ceux que nous n’avions pas encore eu l’occasion de rencontrer sur les pontons.

Le lendemain mardi 7 mai, j’ai rendez vous à 10 heures avec d’une part, Harold pour le contrôle sécurité et d’autre part, le plongeur qui doit nous gratter la coque pour cette transat retour. A 12h30 le contrôle sécurité est terminé sans remarque particulières si ce n’est quelques conseilles pour améliorer encore notre sécurité. Le plongeur avait quant à lui terminer son ouvrage à 11h30.
L’après midi nous changeons de place pour aller au quai d’honneur car François Seruzier souhaite avoir tous les bateau au même endroit qui plus est au quai d’honneur de la marina Bas du Fort SVP.


A 18h00 nous avons un nouveau cocktail, le cocktail officiel d’ouverture de cette deuxième édition du rallye ABC suivie d’un concert, ou les équipage se retrouve sur la piste de danse.

Mercredi, François nous fait une démonstration du logiciel Adrena, logiciel de routage, que nous allons utilisé pour visualiser le suivi des bateaux pendant la traversée Guadeloupe – Açores. Il nous présente également le fonctionnement de la balise de tracking Dolink.

Le soir nous avons le cocktail offert par Damoiseau que nous terminons sur Rootsie l’Outermer de Didier et Véronique avec les équipage d’Hypérion de Guy Bernard et de Belle Isa Isabelle et Paul.

Jeudi matin nous avons un second briefing sécurité, qui intègre une démonstration de la manière de percuter un radeau de survie par François Lamy.

Le soir aucun cocktail de prévu mais le staff de l’ABC nous organise un petit apéritif dinatoire sous le chapiteau suivi d’un second concert.

L’avant dernier jour de préparation, sera une journée de tourisme et de courses. Le matin nous allons, tous les équipage et François Seruzier, visiter la rhumerie Damoiseau, sponsor du rallye.

L’après midi nous louons une voiture, un C3 Picasso chez notre coiffeuse favorite, et allons avec Véro de Rootsie faire le plein pour la traversée. Heureusement que nous avons un C3 Picasso car il est plein à raz bord. Nous avons juste le temps de le vider de son contenu et de le rendre au loueur et c’est déjà l’heure du cocktail.

Ce soir en effet, c’est le cocktail de la marina, où nous y avons le plaisir de retrouver le manager de la marina Philippe que nous avions rencontré à Bequa alors qu’il était au mouillage sur son Neel 45 un trimaran avec une nacelle centrale qui regroupe tout l’espace de vie.


Samedi 11, dernier jour avant le départ prévu pour le lendemain, nous avons un briefing météo en duplex avec notre routeur météo C. Dumard.
L’après midi sera consacré à Hervé le responsable du magasin Pochon de Point à Pitre qui va nous installer notre nouveau GPS Raymarine Axiom 7.

A 18h30 François organise un apéro informel sous la « tente village », apéro que nous quittons top car il faut être en forme le lendemain.

Dimanche à 7 heures 50 précises je me rends à la capitainerie pour faire la clearence de sortie et rendre le badge d’ouverture des portes des pontons et des sanitaires. J’ai eu beau arriver avant l’ouverture, Cap’taine moustache de Belle Isa (Paul) m’a doublé et attend déjà devant la porte. Une petite demi heure après je suis de retour au bateau pour finaliser les dernier préparatifs avant le départ donner pour 11h. Comme toujours avant un départ pour une aussi longue traversée et vers l’inconnu pour nous, nous avons une légère appréhension qui sera vite dissipée dès les amarres larguées.

Nous voilà partie pour une vingtaine de jours de traversée ce qui fera l’objet du prochain article.