Après quatre mois passés en France nous retournons au chantier de Tyrrel Bay. Nous passons une nuit à Fort de France, puis nous prenons l’avion direction Grenade où nous avons réservé une chambre à Saint Georges dans un hôtel situé juste devant le terminal des taxis collectifs. La « bonne » blague est qu’à l’hôtel j’ai fait tomber mon Iphone sur le carrelage résultat il est hors d’usage : écran cassé au niveau du bouton marche arrêt. Nous prenons le ferry le lendemain à 9h pour une arrivée à 11h30 à Tyrrel Bay.

Nous retrouvons notre maison toujours située à 3 mètres du sol, première mission monter les bagages avec un bout (une corde) en les vidant un peu pour ne pas avoir trop de poids. Ensuite nous devons remettre en place la capote et le bimini pour retrouver notre espace à vivre dans le cockpit. Les travaux à faire pendant ces 2 semaines sont les reprises de coppercoat ; réinstallation du frein de baume (Walder) ; démontage de la bâche collée sur le hublot à plat pont bâbord pour contenir les fuites ; remise en état du Hors Bord ; nettoyage des winchs ; etc.

Les reprises de coppercoat sont faites en fin de semaine car il ne faut pas de pluie et la météo prévoit quatre jours de sec. Notre voisin Marc, sur Marco Paulo, a lui aussi un coppercoat sur sa carène et me propose de m’aider dans cette tache plutôt ardue. Un grand merci à Marc qui a réalisé un travail de professionnel.

Pendant notre séjour en France, j’ai acheté un carburateur pour le moteur de notre annexe car ce dernier montrait des signes de faiblesse. Pour 70€ j’ai un carburateur neuf plus le robinet d’arrêt d’essence. Carine a également réalisé des housses pour nos pare-battages afin que ces derniers ne salissent plus la coque.

Nous avons fait polisher la coque par des ouvriers du chantier, qui pour un peu moins de 1000€ nous ont rendu un bateau avec une superbe coque quasiment neuve.

Pour le reste de nos activités elles sont essentiellement basées sur des balades, apéros avec les bateaux copains et farniente dans le bateau.

Petite bouffe entre amis au resto

Le 4 février nous sommes remis à l’eau et nous accostons le long d’un ponton de la marina pour installer la grand voile et le feu de mat trois fonction. Dans la darse je vérifie toutes les vannes qui ont été changées par Marco d’Aldébaran, RAS pas une fuite. L’après midi même, nous remettons la grand voile afin que nous n’ayons plus le bruit de l’enrouleur qui tape dans le mat. Le lendemain matin Marco vient pour monter au mat et installer notre nouveau feu de mouillage qui fait aussi feu de navigation et de détresse. En 2 heures il a terminé le travail et à 15h30 nous sommes de nouveau au mouillage devant le centre de plongée. Carine va pour faire la vaisselle et lorsqu’elle ouvre la vanne d’évacuation de l’évier quelle n’est pas sa stupeur de découvrir de l’eau. Après recherche, il s’avère que c’est le joint Volvo (presse étoupe) qui fuit. En effet, Marco n’est pas arrivé à le changer car il était dans impossibilité d’enlever le tourteau (pièce qui solidarise l’arbre d’hélice avec l’inverseur).

J’appelle donc Marco qui « bourre » le joint de graisse et limite la fuite sans l’arrêter. On se dit que la transat retour est terminée pour cette année car il est hors de question de traverser avec un presse étoupe qui fuit. Le lendemain, Marco me propose de mettre Batopoupa à couple d’Aldébaran le vendredi à 7h30 pour tenter une nouvelle fois, en chauffant, d’enlever le tourteau. Et là « victoire » il est venu pratiquement tout seul, à 11h nous sommes dans le lift pour être levés et à 14 heures nous sommes remis à l’eau avec un joint Volvo tout neuf qui cette fois, ne fuit pas.

Nous restons un mois en attendent la bonne fenêtre météo, le 9 mars il semblerait que le vent soit avec nous aussi nous partons direction le mouillage de Sainte Anne en Martinique. La veille du départ j’ai fait une demande sur le site de la marina du Marin pour réserver une place du lundi 11 au jeudi 14 mars car nous avons toujours des problèmes avec le frigo.