De l′hôtel au terminal de bus nous prenons un taxi pour un départ à 10h30. Tout se   passe  sans encombre jusqu′à midi où, le chauffeur s’arrête pour  la pause déjeuner. Nous y faisons  la connaissance de Claire et Cédric un jeune couple français  qui effectue un tour du monde sac à dos.  Après un repas pris sur le pouce nous repartons et là, quelques kilomètres plus loin, fini l′asphalte, la route se transforme en piste du Dakar.

Malgré ces péripéties nous arrivons  à Tupiza à l′heure prévue et partons à la recherche de notre hôtel annexe Mitru. L′hôtel ne dispose pas de chauffage mais notre chambre est orientée de telle façon qu′elle reçoit le soleil une grande partie de la journée. En revanche, la douche ne dispose pas d′une porte efficace et l′ensemble de la salle d′eau est inondée. Tupiza est une ville où il n′y a rien à faire  si ce n′est une balade à cheval aux alentours. En revanche, c′est une excellente base de départ pour faire le tour sud Lipez – Salar d′Uyuni. Nous passons à l′agence pour confirmer et surtout payer le tour, rendez vous est pris pour le lundi matin entre 8h et 8h30.

A 8h précise le chauffeur est devant la porte de l′annexe Mitru et nous partons, avec 2 compagnes de voyage originaires d′Israél,  direction San Antonio. A la sortie de Tupiza, nous effectuons un premier arrêt pour prendre des photos de la Quebrada de Palala.

Nous traversons  des paysages plus fantastiques les uns que les autres à 4000m d′altitude.

 

Nous prenons ensuite la direction d′un village en ruine qui était le lieu d′habitation des mineurs du temps de l′invasion espagnole. La mine d′or et d′argent était très  productive, le curé du village dans un sermon a évoqué la présence du diable pour expliquer cette productivité. Il est donc monté au sommet de la montagne et y a passé la nuit. En descendant le lendemain, il rencontre le diable qui ne veut pas être en reste et monte au sommet le lendemain soir. Cependant, au sommet de la montagne le diable a froid et pour se venger le lendemain il rend malade une señora du village qui transmet sa maladie à tout le village, village qui fut abandonné quelque temps plus tard. On raconte que la nuit dans les ruines les fantômes des habitants s′y pronènent il n′est donc pas conseillé de s′aventurer la nuit dans le village.

 

Nous partons ensuite vers notre hébergement mais en chemin nous sommes obligés de faire demi-tour car la route est trop enneigée et malgré le 4X4 nous ne pouvons pas passer et nous rebroussons chemin en direction de San Antonio de Lipez où nous arrivons à 20h passées sans réservation.  Trente minutes plus tard notre chauffeur revient  et nous dit qu′il a enfin trouvé des chambres nous y allons par un froid de canard. Sur place, un quidam nous informe qu′il n′y a ni eau courante ni électricité et bien sûr, comme partout,  pas de chauffage. Mais ce n′est pas tout, car vers 22h30 au moment de s′endormir, un petit groupe électrogène démarre, non pour nous fournir le courant, mais pour alimenter une sono qui ne s′arrêtera qu′à 7h au moment de notre départ.

Qu′à cela ne tienne nous sommes prêts pour partir de nouveau à l′aventure et découvrir San Cristobal (ville minière) ; la valle de las rochas ; la laguna negra (couleur due à sa profondeur)  ; la laguna vinto ; italia perdida ; lo camella et la copa del mondo. Nous dormons à Villa Mar, à 4500m d′altitude, où nous bénéficions d′une douche chaude.

 

Le lendemain départ toujours à 7h30 pour el condor ; une seconde laguna negra (en raison de la présence d′une algue) ; la laguna hedionda ; la laguna cañapa (où nous pique-niquons) ;  le mirador du volcan Ollague (semi actif) qui culmine à 5865m ; la mer de corail ; le Salar de Lawani. Nous dormons à Atulcha dans un hôtel  de sel où nous bénéficions aussi d′une douche qui se voulait chaude, mais faute de gaz dans la bouteille, Carine a eu droit à la douche glacée. Tout s′arrange avec une bouteille neuve.

 

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Pour le dernier jour nous partons à 5h30 pour le levé du soleil sur le Salar d′Uyuni à partir de l′isla Incahuasi, île de cactus en plein désert salé.

 

Nous ferons ensuite une série de photos humoristiques en plein Salar avant de rendre un hommage au premier hôtel de sel et au monument du Dakar.

 

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Nous terminons ce périple par un petit tour au cimetière des trains à Uyuni avant de rejoindre notre chambre d′hôtel le Bunker. Nous sommes heureux de constater qu′il y a du chauffage dans la chambre sous la forme d′un petit soufflant. Cependant, la salle de bain n′a pas de chauffage et de plus, la fenêtre ne ferme pas correctement moralité, il y fait un froid de canard. Enfin, la salle du petit déjeuner ne dispose pas de chauffage non plus.

 

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Nous partons le lendemain en bus direction Potosi qui fera l′objet du prochain billet.