Kenmare
Après la visite de la Muckross House nous partons pour kenmare, en route nous faisons la pause déjeuner à la Ladies View. Ce point de vue porte ce nom car l’histoire dit que lorsque la reine Victoria s’arrêta, elle fut tellement ébloui pas le spectacle qu’elle permit à ses dames de compagnie de profiter aussi du paysage. Avant d’aller sur Kenmare nous allons à Bonane chez le chocolatier Français Lorge et avons bien évidemment acheté quelques ganaches puis finissons aux Circle Stones où une aire de camping car est aménagé.
Ring of Beara
Cette journée est consacré au Ring of Beara, nous faisons deux arrêts sur la route qui comme les autres ring est très escarpée avec des portions où l’on ne se croise pas. Les photos sont plus explicites que de longs discours.
Nous ratons la route pour accéder au cable car, téléphérique qui relie la terre à l’ile de Dursey, ce n’est pas grave on ira demain matin.
A quelques kilomètres de là nous arrivons à Castletownbere où la municipalité offre gracieusement un parking avec des emplacements spécifiques camping-car sans service. Nous allons déjeuner au Breen’s Lobster, qui n’a pas de homard à la carte car ce n’est plus la saison, nous nous rabattons sur des sandwichs au crabe. Pour digérer tout ça nous faisons le tour du port qui est le second port de pêche d’Irlande après celui de Killibegs du comté de Donnegal. Nous rentrons au camion in extrémis car la pluie commence à tomber et ne s’arrêtera que dans la nuit.
Bantry
Ce vendredi 15 septembre nous allons à Bantry, en passant par Lidl et Tesco, au Westlodge Hotel qui propose pour 10€, avec les services, une aire de camping-car. Une fois installés et déjeuné, nous allons à pied en ville située à 2,5 km et retour. La pluie recommence à tomber juste lorsque nous arrivons au camion. La nuit est calme et réparatrice.
Mizen Head
Aujourd’hui comme le temps de la matinée doit être ensoleillé, nous avons projeté d’aller à Mizen head, tête d’artimon en français, situé à 4,5 miles dans le nord ouest du fameux Fastnet. Sur la route de Mizen Head, le village de carte postale de Durrus est le dernier vestige de civilisation avant que la nature à l’état brut ne reprenne ses droits. Ici, à la pointe sud-ouest de l’Irlande, des panoramas grandioses sur l’océan s’offrent à nous à chaque virage. Au milieu des falaises et des vagues déferlantes, Mizen Head se dresse de façon spectaculaire dans l’océan Atlantique tourmenté. Témoin de la ténacité de l’homme, le poste de signalisation de Mizen Head résiste aux forces de la nature depuis plus d’un siècle. Ce poste fut construit pour avertir les navires en mer du danger des rochers qui gisent près du rivage. Aujourd’hui, un musée maritime primé a été construit près du poste de signalisation pour vanter son passé épique de sauvetage de marins. Le Centre d’accueil des visiteurs de Mizen Head est situé avant le poste de signalisation. À l’intérieur, on trouve toutes sortes d’expositions et d’accessoires maritimes, tels qu’une station météorologique automatique, un modèle réduit du spectaculaire phare du rocher du Fastnet et un simulateur d’aides à la navigation, ainsi qu’un étonnant collage photographique de la faune que l’on peut découvrir ici. À partir de ce centre, on avance vers le poste de signalisation proprement dit. Pour y arriver, on doit suivre un sentier côtier parmi les plus spectaculaires d’Irlande. Si on cherche les sensations fortes, on est servi, sans oublier le grand pont en arc de cercle qui relie le poste de signalisation à la terre ferme. On traverse ce pont à la merci des éléments tout en jetant un coup d’œil en bas, où avec de la chance on peut apercevoir des phoques, des dauphins et des baleines à bosse barboter. Dans le ciel, ce sont fous de Bassan, mouettes tridactyles et craves à bec rouge, le couloir migratoire des oiseaux se trouve à un peu moins de 2 km au large. Quand aux profondeurs des grottes marines, elles abritent les restes de L’Impatiente, une frégate française de la flotte du chef révolutionnaire irlandais Wolfe Tone du XVIIIe siècle, dont je vous ai parlé dans la paragraphe sur Buncrana de l’article « l’Irlande partie 9 ». À la station de signalisation, on découvre l’habitation du gardien, la salle des machines, la salle radio Marconi, la collection de cartes du Mizen et une exposition sur la faune sous-marine. Il ne faut pas oublier de regarder vers l’ouest, où on peut également admirer la lueur du phare du Fastnet. Surnommé la « larme de l’Irlande », cet édifice célèbre et poignant est le dernier souvenir que les émigrés irlandais emportaient avec eux de leur Irlande bien-aimée lorsqu’ils embarquaient vers de lointains rivages.
Après cette visite et compte tenu du fait que le temps prévu n’est pas au beau avec de fortes rafales de vent et de la pluie, nous décidons de ne pas passer la nuit ici dans le déchainement des éléments, comme prévu initialement et prenons la route pour Tragomna.
Comme à l’accoutumé, mon GPS nous a fait une belle farce en nous faisant passer par un petit raccourci, une route de 2,50m de large juste assez pour les 2,20 du camion, comme en témoigne la vidéo ci-dessous.















































