Ballyconnell

Aujourd’hui départ vers 10 heures, avec une journée de retard, du camping direction Ballyconnell, en chemin nous nous arrêtons au super marché Tesco à Cavan, super marché très bien achalandé. Vers 13h45 nous sommes au port de plaisance de Ballyconnell, port de plaisance pour bateaux navigants sur la Shannon Erne Waterway River comme le montre la photo (canal reliant la rivière Shannon en république d’Irlande à la rivière Erne en Irlande du nord). Nous avons repéré sur AllTrails une belle boucle randonnée de 6 km le long du canal. Après déjeuner, nous chaussons les chaussures de marches et partons « la fleur au fusil » bien que le temps soit plus qu’incertain. Nous avons à peine parcouru 500m qu’une petite bruine commence à tomber, nous décidons de rentrer, heureusement car 10′ après c’est une belle averse qui durera pas loin de 2h. C’est raté pour la balade nous en profitons pour affiner l’arrivée de Maurice, le frangin, à Édimbourg en Écosse.

Enniskillen

Le lendemain 5 juillet nous partons à 10h30 pour Enniskillen ou nous avons réservé une balade sur la rivière Erne. Arrivés vers 11h nous stationnons sur le parking à proximité du débarcadère d’où partira notre bateau.

Compte tenu de l’heure nous décidons de chercher un endroit pour nous restaurer, et trouvons le Westend Coffee Shop qui propose du poulet ou du poisson frits avec assortiment de légumes. Nous allons ensuite au débarcadère ou à 14h15 nous appareillons pour Devenish Island. Avant de prendre le cap de l’ile, le capitaine nous fait faire un tour par le château d’Enniskillen, château du XVI siècle avec un musée d’histoire locale. L’île de Devenish ou l’île aux bœufs, se trouve à l’extrémité sud d’une étendue de 700 km² d’eau étincelante sur le Lower Lough Erne. Ses quelque 30 hectares ont abrité autrefois un site monastique datant du VIe siècle, qui fut attaqué et brûlé par les Vikings au XIIe siècle, avant de retrouver sa prospérité au Moyen Âge. Ses ruines, à savoir l’église St-Molaise, le prieuré Ste-Marie et une tour ronde, ont survécu, austères vestiges d’un passé mouvementé qui s’étend sur 1 500 ans.

A 16h le bateau est de retour et nous prenons le camion pour nous rendre à Riverside farm, ferme qui accueille des campings cars et autres véhicules de loisirs, superbe endroit avec tous les service dont nous avons besoin, toilettes, douches, électricité, vidange eaux noirs et grises et remplissage du réservoir d’eau potable. Carine profite que nous sommes arrivés de bonne heure pour commencer les lessives, car depuis 2 semaines que nous sommes partis le linge s’est amoncelé.

Le lendemain c’est relâche, courses chez Tesco avec retrait de pounds à l’ATM le matin et blogue pour moi et lessive pour Carine l’après midi. Cette journée d’arrêt tombe bien car depuis ce matin nous vivons le véritable temps du mois de juillet en Irlande, pluie accompagnée de bourrasque de vent avec rafales à 60km/h.

Ulster American Park

Vendredi 7 nous partons de Riverside Farm à Enniskillen avec, comme première mission, faire le plein de GPL, nous avons trouvé une station à une dizaine de kilomètres de Riverside. La station est en fait un revendeur de gaz disposant d’un volucompteur de distribution de GPL, nous mettons 13 litres pour 10 gbpounds. Nous partons ensuite pour l’Ulster American Park, eco-musée de la ville d’Omagh consacré à l’histoire de l’immigration irlandaise vers les États-Unis. Ce parc, propose une expérience immersive, et reconstitue la vie au cours du XIXème siècle, lorsque les irlandais, souffrants de la Grande Famine irlandaise (1845-1848), ont été forcés de quitter leur pays pour se rendre aux États-Unis. La visite se déroule en trois temps tout d’abord l’ancien monde, puis la traversée pour finir par le nouveau monde, ainsi nous arpentons le parc et pouvons y visiter des maisons d’époque ou totalement reconstituées.

L’ancien monde : nous y voyons une maison de 1700 d’Altaghoney in the Sperrin mountains qui a été déplacée pierre par pierre. Ensuite nous avons un aperçu de l’artisanat et de la vie de l’époque avec la maison du forgeron, une église presbytérienne et l’école. Par la suite ce sont les maisons de deux familles plus aisées les Mellon et les Campbell.

Le voyage : un bateau à voile qui transportait les immigrants a été totalement reconstitué, identique à celui qui transporta la famille Mellon à Baltimore en 1836. Cette traversée n’était pas sans risques sur ces bateaux à voile surnommés coffin ships (bateaux cercueils). En effet, bien qu’ayant une visite médicale avant le départ, ce n’est pas moins d’un tiers des migrants qui succombaient. Plutôt effrayant lorsque l’on sait que 4 personnes se partageaient chacune des litières en bois de la cale et que chaque passager devait se contenter, pour toute la durée du voyage, d’un demi-tonneau d’eau douce.  Puis nous passons par une porte et débarquons dans une rue identique à celle où des milliers d’émigrants ont été accueillis à leur arrivée dans des villes comme Baltimore, Philadelphia, New York ou Boston.

Le nouveau monde : nous y voyons l’évolution des maisons des migrants aux États-Unis, de la simple cabane en rondins jusqu’à la maison en briques en passant par celle en bois et torchis. Le réfrigérateur est une simple cabane en rondin dans laquelle circule un cour d’eau. Pour finir il y a 4 maisons, la maison de printemps des Cunningham, une maison de rondins de Pennsylvanie occidentale, celle des McCallister de virginie occidentale et la maison en briques d’un planteur du Tennessee, Francis Rogan, qui disposait de 5 esclaves noirs qui labouraient et cuisinaient pour cette famille.

Après nous être restaurés nous partons vers le petit camping (the Meadows Camping Fields) où nous avons réservé pour la nuit, nous tombons dessus par hasard au détour de la route.

Baeghmore Stone Circles

Le lendemain nous allons aux Baeghmore stone circles, la route pour y accéder est digne des rallye de corse ou une R8 Gordini est beaucoup plus à l’aise que mon fait Ducato.

Beaghmore est un complexe d’éléments mégalithiques du début de l’âge du bronze, de cercles de pierres et de cairns, à 8,5 miles au nord-ouest de Cookstown, dans le comté de Tyrone en Irlande du Nord, sur le bord sud-est des montagnes Sperrin.

Après une courte visite des cercles de pierres nous allons à la recherche du petit camping à côté de Dungiven, le propriétaire d’un certain âge est adorable et très prévenant. Nous sommes ici comme des coqs en pâte avec en prime un soleil magnifique que Carine goûte dans un transat alors que moi j’ai décidé d’avancer le blogue.