Dublin

Le lendemain matin 28 juin départ pour Dublin où nous avons réservé au camping Camac Valley situé à 16 km à l’est de Dublin. Afin d’avoir le temps de visiter la villesans courir, nous pensons rester de mercredi à dimanche soir. Mais comme je le disais précédemment en raison de l’affluence du samedi nous avons fait une réservation en 2 temps, du mercredi soir au vendredi soir sur du dur avec électricité et sur de l’herbe sans électricité pour les 2 jours restants. En effet, bien que nous n’ayons pas de nécessité d’être branchés électriquement, ceci me permet de rédiger ce blogue sur l’ordinateur. En route nous faisons une halte à Russborough House demeure seigneuriale située près de Blessington dans le Comté de Wicklow. C’est un excellent exemple d’architecture palladienne conçu entre 1741 et 1755 par Richard Cassels pour Joseph Leeson comte de Milltown. L’intérieur de la demeure contraste avec l’extérieur austère grâce à des plâtreries dans pratiquement toutes les pièces. Russborough House a abrité deux collections d’art plastique. La première collection fut donnée à la National Gallery of Ireland à la suite du décès du dernier comte de Milltown. En 1952, Sir Alfred Beit (le neveu du sud-africain éponyme et fils de Sir Otto Beit) acheta la demeure où il exposa sa propre collection de famille, comprenant des œuvres de grands artistes tels que Goya, Vermeer, Pierre Paul Rubens et Thomas Gainsborough. Cette collection fut à plusieurs reprises l’objet de cambriolages. Beaucoup d’œuvres ont été données à l’État.

Jeudi 28 nous prenons le bus à la sortie du camping qui, pour 2,60€ par personne, nous amène en plein centre de Dublin. Nous commençons la journée par le Trinity College, on aurait bien voulu visiter la bibliothèque mais il n’y a plus de place avant tard dans l’après midi.

Après avoir fait le tour du parc de cette université, nous partons en direction du National Gallery of Irland. Pas moins de 2 heures sont nécessaire pour faire le tour de la totalité des salles où sont exposées quantité d’œuvres d’artistes connues, Monet, Van Gogh etc. et d’autres que nous ne connaissons pas.

A la sortie, nous allons manger au KC peaches cafe and Castering, c’est mode gouter, une tarte citron meringuée et un cookie chocolat avec un chocolat chaud pour moi et une tarte framboises et un cookie cannelle avec un thé pour Carine. Un fois bien caler nous allons à St Stephen’s Green joli parc boisé avec en son milieu la statue de Constance Markiewicz, l’une des héroïnes de l’insurrection de Pâques 1916.

Nous rejoignons ensuite le terminus du bus 69 par la Grafton street, la rue la plus commerçante de Dublin, où l’on peut faire « cramer » la carte bleue. Nous sommes de retour vers 18h au camping.

Vendredi 30 nous commençons par la Christ Church Cathedral que nous ne visiterons pas car nous n’imaginons pas payer pour visiter une église, réaction typiquement française j’en conviens. Nous décidons de traverser la rue pour aller à Dublinia qui présente 4 siècles de l’histoire de Dublin de l’arrivée des normands à l’époque médéviale. Le rez-de-chaussée est consacré à la vie dublinoise à l’époque des Vikings. Le premier étage on passe au Dublin médiéval avec des sections thématiques telles que la maison d’un marchand, les grandes foires ou la maladie et la mort. Le 3éme étage présente les métiers et techniques d’exploration du passée notamment archélogiques.

Pour la suite Carine a prévu une balade architecturale dans les libertés, dernier quartier populaire de Dublin en passant par Thomas street et Meat street où nous déjeunons dans un petit restaurant pour 27€ Carine a pris un fisch and chips avec un thé et moi des œufs bacon frites avec un coca.

Pour la digestion, nous allons faire la visite de la distillerie Teeling.

Cette distillerie renait de ses cendres, tel le Phénix, en redémarrant la fabrication de Wiskey en 2014 après plus de 125 ans d’inactivité. Pour plus d’informations vous pouvez aller sur le sites de la distillerie : https://teelingdistillery.com/about-us/.

Après la dégustation de 3 wiskeys nous mettons le cap sur la Christ Cathedral par St Patrick et St Nicolas street, nous ne visiterons pas non plus la St Patrick Cathedral toujours pour les mêmes raisons. En chemin nous pouvons voir les Iveag Building (HLM du XIX siècle). C’est le petit fils d’Edward Guinness qui est à l’origine de ce projet, dénommé Iveag trust, destiné à réduire le mal logement. Nous descendons enfin vers les quais de la Liffey river ou nous trouvons un arrêt du bus 69 direction le camping, c’est encore une journée bien remplie.

Samedi c’est relâche, Carine a prévu de laver le linge mais les conditions météo alliées au mauvaise état de l’unique machine à laver et du sèche linge l’a font renoncer. L’après midi nous allons faire des courses à Tesco situé à 2,7 km que nous parcourons à pieds. Nous prenons de quoi tenir jusque lundi jour du départ pour Newgrange Visitors Center.

Dimanche 2 juillet nous n’avons un bus qu’à 11h30, la journée sera donc plus courte que les autres. nous quittons le bus sur le quai Ormond Upper et nous nous dirigeons vers O’Connel street l’avenue la plus large de Dublin mais qui n’est bordée que de Fast Food et de casinos. Nous croyons pouvoir visiter le General Post Office où se trouve le musée qui retrace l’insurrection de 1916, musée digne de cet évènement fondateur de la République mais il est fermé le dimanche.

Nous continuons donc en direction de Hugh Lane Gallery, galerie gratuite qui regroupe une intéressante collection d’art moderne et surtout l’incroyable atelier londonien de Francis Bacon. Francis Bacon fut de son vivant le peintre le plus cher au monde. Devant ce grenier fabuleux, témoignage exceptionnel du chaos créateur qui avait servi d’humus à l’œuvre du peintre anglais né à Dublin, le musée de Dublin décida de transporter et de reconstituer tel quel l’atelier, dans l’état où l’avait laissé la mort de l’artiste. Les murs maculés de peintures seraient enlevés et remis en place, comme ceux d’une chambre funéraire égyptienne. Ce travail colossal nécessita l’aide non seulement de conservateurs aguerris, mais d’authentiques archéologues qui travaillèrent exactement comme s’ils avaient exploré un terrain de fouilles, c’est-à-dire en extrayant tous les objets dans le sens inverse de celui dans lequel ils avaient été accumulés, puis en les répertoriant avant qu’ils puissent retrouver leur emplacement exact dans les différentes strates du fouillis primitif. Le grand public put pour la première fois découvrir le fameux antre du peintre à l’inauguration de l’exposition de Dublin, en 2001, près de quatre ans plus tard.

Nous repassons rive gauche et allons manger dans le quartier de Temple Bar nous y mangeons au Mongolian BBQ, sorte de wok à la mode irlando-mongole. Nous terminerons ces 3 jours de visites de Dublin par les fresques murales de Temple Bar en faisant une balade sympa sur Adair lane, Price’s lane et Bedford Lane, ces ruelles ont été livrées à des artistes et graffeurs pour illustrer la culture irlandaise.


Nous quittons ces ruelles vers 15h30 et allons récupérer le même arrêt de bus que vendredi après midi, nous devrions en avoir un vers 16h30. A 16h30 pas de bus bien que sur le panneau indicateur des horaires il ne soit plus affiché. Au bout de 10′ on se dit c’est foutu et nous partons en direction du terminus et là que voit on notre bus à l’arrêt précédent celui où nous étions mais trop loin pour l’avoir. J’ai beau courir à ma vitesse d’athérosclérose en lui faisant des signes il est passé sous notre nez. De rage nous décidons de prendre un taxi, grâce à l’application Maps.Me nous trouvons une station et un taxi sur Dame street. Après quelques explications, de Carine bien sûr, et la présentation de l’adresse sur le téléphone de Carine nous partons. Une vingtaine de minutes plus tard nous arrivons au camping, avant le bus et devons 28,8€ que nous arrondissons à 30 en carte. De retour au camion après une arrêt pipi je trouve Carine en pleines recherches archéologiques pour retrouver son téléphone. Au bout de 10′ et quelques sacs vidés de leur contenu on se rend à l’évidence, il est resté dans le taxi. Nous allons à la réception du camping où un responsable nous donne un numéro de téléphone à appeler en cas de perte d’objet. Carine appelle et tombe sur la Garda (police nationale irlandaise) qui lui propose de leur envoyer un mail. Sans réponse nous décidons de prolonger notre séjour d’une journée au cas où. Et là en allant aux toilettes le lendemain matin, nous croisons un responsable qui nous cherchait pour nous dire que le téléphone était à la réception. Nous poussons ungrand ouf de soulagement et pourrons partir demain l’esprit serein pour aller à Ballyconnell.