Nous parton de très bonne heure, 5h30, pour Bequia car nous avons environ 11 heures de navigation et voulons arriver de jour.

Nous avons pris l’option de ne pas nous arrêter à Saint Vincent bien que 2 mouillages nous tendent les bras : Chateaubelair et Wallilabu. En effet, il semble que depuis 2016 année de l’attaque d’un plaisancier avec mort d’homme, les choses se sont un peu améliorées mais nous ne tenterons pas le diable.

Nous prenons l’option de passer sous le vent de Saint Vincent sachant que nous y serons déventés, On Ira prend lui l’option de passer au vent. Résultat des courses nous arrivons quasiment en même temps devant Bequia. En effet, au milieu du chenal entre Saint Vincent et Bequia, nous voyons un bateau qui longe la côte nord de Bequia, l’AIS nous dit que c’est On IRA. A 16h45 nous jetons l’ancre juste derrière On Ira, nous irons faire la clearence demain matin. Le soir nous ne veillons pas car le levé à l’aube plus les 11h de navigation nous ont un peu fatigué.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur Bequia : cliquez sur ce lien.

Lendemain matin à 10h nous sommes tous les quatre à la Douane pour la clearence et l’immigration. Une fois ces formalités remplies avec des fonctionnaires avenants et pas tatillons, nous allons nous promener dans Port Elizabeth qui est la plus grande ville de Bequia. Nous poussons jusqu’au petit marché de fruits et légumes et nous nous réapprovisionnons en papaye, bananes tomates et autres légumes. L’après midi nous prenons le chemin de la plage où les enfants s’étaient baignés en novembre 2010 mais nous sommes arrêtés dans notre progression car la passerelle est détruite et nous ne pouvons aller plus loin.

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En rentrant nous faisons une halte chez Maria pour y déguster un punch banana, mango et daikiri pour seulement 135$EC soit 10€ la consommation.

Le soir le vent se lève mais avec nos 30 mètres de chaines dans 4 mètres d’eau nous sommes sereins d’autant plus que nous avons changé l’ancre pour une 35 kilos. Mais à 1h30 du matin nous sommes réveillés par un grand bruit comme si nous avions heurté un autre bateau. Nous sortons aussi vite que possible et constatons que nous n’avons pas bougé d’un millimètre. Cependant en regardant sur l’avant qu’elle n’est pas notre surprise en voyant un catamaran, battant pavillon de la Barbade, coincé dans notre étrave.

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Le catamaran qui a fini sur notre étrave

Je mets le moteur en sécurité et par un écart sur tribord alors que le cata fait lui un écart sur bâbord il se dégage et reprend sa navigation solitaire. Heureusement que son ancre s’est accroché dans une bouée située derrière nous sinon dieu seul sait où il aurait fini sa course. Sur ces entrefaites, les occupants arrivent et nous décidons de nous rencontrer le lendemain matin pour vérifier l’étendu des  dégâts. Nous sommes heureux de constater le lendemain matin que seul le sticker situé au dessus de la ligne de flottaison est légèrement abimé. Les 2 jeunes nous expliquent que c’est le bout qui reliait le bateau à la bouée qui, à force de raguer, a fini par se rompre.

Dans l’après midi, nous apprenons sur le port, que ce week end du 23 au 25 juin c’est le carnaval de Bequia, nous décidons donc lundi d’y participer et à 14h30 nous intégrons le cortège. Nous qui avions participé l’an dernier aux carnavals du Brésil (Joao Pessoa, Olinda et Recife), nous constatons qu’ici il est beaucoup plus modeste et à l’image de cette petite ile de 18 km² et 5000 habitants. Le camion est tout petit et la foule beaucoup moins nombreuse.

Mercredi, le vent est monte à nouveau d’un cran et nous décidons de changer de mouillage et de jeter l’ancre devant la plage de Princess Margaret Bay, juste derrière « On Ira » qui lui aussi a changé de place.

Le lendemain jeudi nous partons à 10h avec Carine pour faire le tour de l’ile en taxi. En effet, Annick et Didier l’on déjà fait 2 fois et ils trouvent qu’une troisième serait abusé. Nous trouvons Noël taxi qui pour 160$EC nous propose de faire le tour de l’ile 2 heures, le prix normal est de 93$EC de l’heure.

Nous débutons notre tour par le vieux fort d’où nous avons une vue magnifique sur Admiralty Bay.

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Nous nous dirigeons ensuite sur la côte au vent orientée sur l’atlantique et constatons qu »ici aussi, malheureusement,  les sargasses sévissent. Nous nous interrogeons sur la suite de notre voyage car nous voulons aller aux Tobago Cays et Union mais nous redoutons que ces deux sites ne soient envahis par ces algues particulièrement nauséabondes.

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Nous passons ensuite par le sanctuaire des tortues qui permet à la tortue à écailles, une espèce menacée d’extinction, de reprendre des forces. Fondé par « Brother » King, un pêcheur et plongeur à la retraite, la mission du sanctuaire pour tortues Old Hegg, et la passion de M. King, est de contribuer à sauver cette Tortue Imbriquée de l’extinction. Le centre recueille, élève et éventuellement libère les tortues en respectant les moyens et les cycles de la nature.

Nous reprenons ensuite le chemin du retour en passant devant l’ancienne sucrerie de Bequia.

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Le jours suivants sont consacrés essentiellement à des parties de pétanques avec nos amis de On Ira. En effet, nous pensons restés ici une dizaine de jours avant de descendre tranquillement vers les Tobago Cays et Union. Malheureusement, un cyclone naissant au niveau des iles du Cap Vert va modifier notre programme. En effet, nous quittons Bequia jeudi 5 juillet pour le sud et nous finirons, samedi 7 juillet, à Grenade seule ile qui, d’après les probabilités du NHC, n’est pas concernée par Beryl (non donné à cet ouragan). Il faut noté que Beryl était un petit système qui a donné beaucoup de fil à retorde aux prévisionnistes car il a eu un comportement totalement inhabituel.

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Grenades et ses Grenadines feront l’objet d’un prochain article.