Dimanche soir nous nous interrogeons sur une possible prolongation de notre séjour en Martinique. En effet, nous n’avons pas fait tout ce que nous avions prévu à cause des intempéries. Nous nous donnons jusqu’au lendemain matin, sachant que nous avons déjà prolongé d’une journée afin de ne pas partir le dimanche, jour où il n’y a personne au bureau du port et où les mouillages sont plus encombrés qu’en semaine.

Le lundi matin notre décision est prise nous restons 2 semaines de plus pour, terminer les travaux sur le bateau (poulie de renvoi des drosses de barre à roue et taud à modifier) et visiter ce que nous n’avons pas pu faire. A 15h nous commandons un taxi pour nous rendre à l’aéroport afin d’y récupérer notre Kia Picanto que nous avons louer seulement 122€ pour 13 jours soit 9,5 € par jour ou en y incluant le taxi aller et retour aéroport 14€ par jour. Nous sommes en basse saison et les prix s’en ressentent, pour la même voiture en haute saison il faut compter entre 35 et 45 € par jour sans les voyages aéroport en taxi..

Dès le lendemain matin nous allons voir le voilier qui nous a renforcé la bordure de la trinquette, il s’agit de Manu voiles au centre de carénage à Fort de France. Nous allons ensuite en ville chez MaxiMarine pour y trouver éventuellement ma poulie de drosse de barre à roue (cf article sur Carriacou). Sur place, la responsable nous indique que pour ce genre de pièce il faut aller chez Mécanique Plaisance espace carénage au Marin.

L’après midi nous partons donc en direction du marin chez Mécanique Plaisance avec ma poulie.

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Sur place le vendeur, à qui nous avions déjà eu à faire et qui est très sympathique, nous oriente vers son collègue Sylvain à l’atelier, celui-là même qui nous avait donner la solution pour la pipe d’échappement avec l’Epicol T. Il me prend la poulie et m’explique qu’il peut tenter de mettre une entretoise en inox, à la dimension de l’axe, en agrandissant le trou de l’axe dans la poulie. Je lui laisse le tout en espérant qu’il réussisse sans endommager la poulie.

En fin d’après midi nous montons au morne Gommier, un magnifique panorama avec vue imprenable à 360 degrés. On y admire la ville du Marin et sa marina, Sainte Anne, la côte Atlantique, ses Caps, les brisants du Macabou, la pointe des Salines, Sainte-Lucie, le Rocher du Diamant et la fameuse Dame Couchée du Morne Larcher, les pitons du Carbet, la Montagne Pelée, la Montagne du Vauclin, les dépendances de Saint-Esprit, le Morne Sulpice ainsi que le volcan Crève-Cœur.

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La dame couchée du morne Larcher, comme on le voit un grain arrive dessus

Nous avons eu la chance d’avoir comme guide Balthazar Trigla le président de l’association qui nous a fourni toutes les explications du lieu où il a grandi. Il nous a expliqué en particulier les volcans de la Martinique qu’il connait bien puisqu’il a travaillé 9 ans avec Haroun Tazzief et visité 82% des volcans de la planète. Il nous a parlé du temps où, petit, il parcourait les 3,5km pour aller à l’école soit 55 minutes aller et retour et ça tous les jours. Malheureusement, la pluie nous a chassé un peu rapidement du site.

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Morne Gommier, sommet au milieu de l’image

Lien sur le site du morne Gommier, cliquez

Le lendemain nous décidons d’aller visiter la Savane des Esclaves. Située dans la campagne des Trois-Ilets, quartier La Ferme, elle est dans un parc de 3 hectares. Gilbert Larose, un martiniquais passionné par son ile, a reconstitué sur le site, 400 ans d’histoire de la Martinique. La visite guidée débute par le musée à la mémoire des esclaves, puis passe par la Rue Case-Nègres qui illustre le mode de vie des esclaves dans leurs habitations (chaque habitation avait sa rue case nègres). Ensuite, nous allons voir les cases qui retracent le mode de vie des habitants des campagnes, de l’abolition de l’esclave jusqu’en 1960. Il y a 20 cases traditionnelles, 26 panneaux bilingues, un jardin créole et un jardin médicinal. La visite guidée se termine par la toute dernière attraction, le village Kalinago, une reconstitution d’un village Amérindien des Indiens Caraïbes. Nous avons ensuite tout le loisir de parcourir en autonomie les différentes allées de ce lieu hors du commun.

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Pour tout savoir sur la savane des esclaves cliquez sur ce lien.

Jeudi 17 mai nous allons récupérer le taud avec le molleton pour éviter le ragage sur le bimini. Nous prenons ensuite la direction du marin ou nous passons en premier chez Adhésifs Bateaux zone Artimer (à côté du carénage) pour y faire réaliser le marquage de l’annexe. En effet, celui-ci est obligatoire et pour 25€ nous aurons mercredi prochain le marquage : AXE BATOPOUPA II.

Nous faisons une halte chez Mécanique Plaisance pour récupérer la poulie qui ne présente plus aucun jeu supérieur à celui toléré pour ce genre de pièce mécanique. Il ne me restera plus qu’à tout remettre en place.

Sur les conseils de la responsable d’Adhésifs Bateaux, nous allons ensuite chez Caraïbes Marine pour y chercher le roulement de barre qui commence à donner des signes de fatigue.

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Je suis plutôt pessimiste car il n’y en a pas en stock et il va falloir que la responsable des commandes trouve le magasin qui en dispose. Si je n’arrive pas à en trouver ici j’en ramènerai un lors de notre prochain passage en métropole. J’avais raison car les délais et le prix m’ont arrêté dans ma quête de roulements.

Dimanche 20 mai matin je remonte la poulie de renvoi de drosses de barre à roue côté tribord. Une heure plus tard tout est rentré dans l’ordre et la poulie révisée tourne « rond » dans son logement. Il reste cependant une ombre au tableau, un léger grincement en fin de course du secteur de barre, grincement qui semble venir de la mèche de safran, à surveiller. L’après midi nous retournons jusqu’à la presqu’ile de la Caravelle, formée il y a plus de 10 millions d’années, elle est, avec celle de Sainte-Anne, la plus ancienne partie de la Martinique. Nous projetons d’y faire une petite randonnée, nous avons le choix entre le grand circuit de 4 heures ou le petit moins long puisqu’il ne dure que 1 heure 40 minutes. Sur place compte tenu de l’heure, nous choisissons de n’aller que jusqu’au phare de la Caravelle. Nous empruntons le grand sentier de la Caravelle qui effectue le tour complet de la réserve. La progression commence par une petite route forestière caillouteuse agréable car assez ombragée. La pente est légère mais régulière et l’on progresse rapidement vers notre but, le point culminant du parcours, le phare de la Caravelle (157m) datant de 1862, que l’on atteint au prix d’une dernière portion de montée nettement plus soutenue. Le panorama à 360° est magnifique et la table d’orientation permet d’identifier rapidement les lieux visibles avec notamment en premier plan la Baie du Trésor, juste en contrebas, ou nettement plus loin la Montagne Pelée, la Montagne du Vauclin, les falaises de Basse Pointe ou encore l’îlet Loup Garou…

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Le 23 mai nous allons récupéré le marquage de l’annexe. Ensuite nous allons faire « l’ascension » du morne crève cœur, d’où l’on peut voir la baie du cul de sac du marin. Cette montée se mérite en effet, ces 30 minutes, plutôt 40 pour nous, ne sont pas une partie de plaisir. Heureusement que des marches en bois sont aménagées sinon compte tenu de la pente et de l’humidité du sol, certains passages auraient été impraticables.

Nous quittons la marina Étang Z’Abricots lundi 28 mai direction le mouillage de Saint Anne d’où nous partirons pour Sainte Lucie vraisemblablement lundi 4 juin. En effet, entre temps nous reverrons Pascal de Nautic Froid car notre frigo ne semble pas au mieux de sa forme.

Au final, Pascal nous réconforte et nous dit qu’il peut encore tenir plusieurs mois voire plusieurs années. Nous sommes rassurés et verrons bien au fil des jours et des mois.

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