Restés une petite semaine à la marina de Rivière Sens après le départ des enfants, nous prenons la direction des Saintes, archipel situé au sud de la Guadeloupe (Basse Terre). En effet, à la suite certainement des grains que nous avons pris, Carine a fait une poussée de fièvre pendant 2 jours et nous avons donc différé notre départ.
Le vendredi 9 mars nous partons de la marina Rivière Sens pour environ 10 MN direction l’archipel des Saintes et plus exactement Terre de Haut. Nous sommes décidément maudits des dieux et plus exactement d’Éole car nous sommes une nouvelle fois avec le vent « pile poile » dans le nez. Nous décidons donc de faire route au moteur plutôt que de tirer des bords carrés même si ce n’est ni très orthodoxe ni très « voileux ». A l’arrivée nous avons la chance de trouver une bouée de libre devant Grand Bourg.
On dit que la baie des Saintes est une petite baie de Rio en miniature, elle comporte effectivement un pain de sucre et un christ rédempteur en miniature. Il faut noter qu’elle est classée troisième plus belle baie du monde après celles de Rio et d’Along. Il est vrai que la baie est magnifique, nous sommes conquis et resterons 2 semaines.
La première semaine, outre un passage chez le dentiste pour Carine en raison d’une rage de dent, nous irons à la plage de Grande Anse sur la côte est de Terre de Haut et à Terre de Bas.
Pour la plage de grand Anse il faut longer l’aérodrome avant d’arriver sur une large baie. Malheureusement, la baignade y est interdite en raison de forts rouleaux et d’un important courant, la conjonction des deux peut être mortelle. Le cyclone Maria a laissé de nombreuses traces sur cette grande plage, les petites paillotes qui servaient au pique-nique et à se protéger du soleil ont toutes été détruites, les palmiers ont également énormément souffert.

Vendredi nous penons la navette à 8h30 pour terre de bas. Il ne faut pas plus de 20 minutes pour rejoindre la seconde île habitée de l’archipel. A 9 heures nous sommes devant la baraque de l’office du tourisme où un aimable préposé nous renseigne sur ce qu’il y a à voir sur l’ile. Il nous conseille de réserver le plus rapidement pour le déjeuner du midi. Sur les conseils d’amis marins avisés, nous avons décidé d’aller chez Eugenette, nous penons donc la route en direction de Grande Anse (attention pas à Terre de Haut mais à Terre de Bas). Après 15 minutes de marche nous arrivons à Grande Anse et trouvons sans mal le restaurant. Quelle n’est pas notre surprise lorsqu’Eugenette nous annonce qu’il n’y a plus de place pour le midi, alors qu’il n’est que 9H20. La raison invoquée est la présence pour le midi d’un groupe de 20 personnes, raison réelle car nous verrons au retour, dans la navette, un groupe de l’UCPA qui relate leur déjeuner chez Eugenette.
Nous décidons d’aller à pied côte ouest à Petite Anse où nous déjeunerons au Petit Grill et ce, par la route qui surplombe la mer des caraïbes. Nous nous arrêtons en premier lieu à l’anse Findeling où nous viendrons peut être y mouiller.

Compte tenu de la configuration de cette petite anse, nous n’irons certainement pas car il y est difficile voir impossible de débarquer à terre avec l’annexe. Nous continuons donc vers notre destination et, malgré la chaleur, nous trouvons cette balade très sympathique et arrivons à Petite Anse à 11h30.

Nous déjeunons au Petit Grill chacun d’un plat de poisson lion. Le retour se fait en mini bus car nous n’avons pas le courage de le faire à pieds. A 15h30 nous prenons la navette direction Terre de Haut que nous atteignons vers 16h.
Samedi soir nous décidons d’aller au restaurant et jetons notre dévolu sur le resto « Au Bon Vivre ». Nous prenons chacun le menu langouste 450g pour 43 €. En entrées nous partageons des accras de morue et des rouleaux de légumes pays,
ensuite nous dégustons chacun 1/2 langouste et 1/2 cigale chacune d’environ 450 grammes, nous finissons par une crème brulée au rhum vieux pour moi et un ananas poché au sirop d’hibiscus pour Carine. Lorsque nous sortons nous sommes repus de cet excellent repas et reprenons l’annexe pour rejoindre le bateau.
Le lundi nous allons une seconde fois chez le dentiste pour que Carine se fasse faire un détartrage source soit disant de son mal de dents. Cette deuxième semaine nous visitons le fort Napoléon et faisons « l’ascension » du chameau qui culmine à 304 mètres au dessus du niveau de la mer.
En effet, lorsque nous étions venus avec toute la famille nous n’avions pas eu le temps de visiter les jardins et les toutes les salles du fort Napoléon. Il est bâti au sommet du morne Mire, à l’emplacement d’un premier fortin appelé initialement « fort Louis » et rebaptisé fort Napoléon en 1805 peu avant sa destruction par les Anglais. Totalement reconstruit en 1867, sous le règne de Napoléon III, le fort ne servit jamais de forteresse, en temps de guerre, mais de pénitencier jusqu’au début du siècle dernier. Aujourd’hui transformé en petit musée sur l’histoire des Saintes et son environnement culturel. Il est situé au milieu d’un jardin botanique dédié aux plantes grasses auxquelles se mêlent de nombreux iguanes.
Jeudi 22 mars au matin, nous partons à 9h pour monter au sommet du Chameau haut de 304 m. Ce morne est situé dans le Sud-ouest de l’île et est couvert de forêt. Au sommet se trouve une ancienne tour de guet, la tour Modèle, d’où l’on bénéficie d’un panorama sur l’archipel. Lors de la montée sur le versant oriental, nous arrivons, environ à mi chemin, sur l’ancienne décharge à ciel ouvert de la commune de Terre-de-Haut. La commune s’était engagée à la fermer, chose faite fin 2010, les ordures sont désormais évacuées par bateau vers l’île de la Guadeloupe. Le Chameau est aujourd’hui la propriété du Conservatoire du littoral et des rivages lacustres et fait l’objet d’une protection de site catégorie IV de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Après 2 heures de marche plutôt fatigante sous cette chaleur, nous atteignons le sommet d’où nous pouvons admirer la vue sur l’archipel.
Le lendemain nous effectuons la clearence en vue de notre départ le samedi 24 pour la Dominique. J’en profite pour publier l’article sur les vacances en famille en Guadeloupe.
Nous partons à 9h15 et prenons une bouée à 13h45 (pour 25 dollars EC par jour), dans la baie de Portsmouth, après une navigation plutôt sympathique au portant entre la pointe nord des Saintes et la pointe nord ouest de la Dominique. Nous ne perdons pas de temps puisque nous réservons dans la foulée la visite de la rivière indienne (Indian River) pour 50 EC par personne et le tour de l’ile du lendemain pour 200 EC par personne. Petit rappel un dollar EC vaut 30 centimes d’euros.

A 16 heures nous quittons Batopoupa pour une pirogue motorisée locale direction l’indian river, sur la route nous récupérons un couple de français avec leurs deux enfants. Nous faisons 2 heures de pirogue à la rame (les moteurs sont interdits) sur la rivière au travers de la mangrove dans un paysage qui devait être à couper le souffle mais malheureusement, le cyclone Maria a fait des ravages et il ne reste que peu d’arbre encore debout. Les explication de Spaghetti, notre guide francophone, nous permettent d’imaginer ce que ce devait être. Même la maison de la sorcière de pirates des caraïbes 2 et 3 n’a pas résisté. Au bout du périple nous faisons halte dans un carbet où l’on peut déguster du rhum et visiter un jardin de plantes médicinales.
Le lendemain départ à 9h pour un tour de l’ile avec Winston pas Churchill mais François car son grand père était français. Nous nous arrêtons d’abord aux douanes pour effectuer la clearance d’entrée. Comme nous sommes dimanche nous allons chez le douanier qui est très sympathique et nous acquittons la taxe qui est 3 fois plus cher car nous sommes over-time. Winston nous apprend que l’ile comporte 365 rivières, une par jour de l’année. Nous prenons la route qui traverse l’ile d’est en ouest pour atteindre la côte atlantique. Sur la route nous visitons une fabrique totalement artisanale de chocolat. Nous en achetons 4 tablettes, 100% ; 80% ; piment et gingembre.
Nous reprenons la route avant de nous arrêter dans une petite échoppe qui ne paye pas de mine pour déjeuner ; le repas simple et pas cher (40EC) propose soit du poulet grillé ou du poisson grillé soit du poisson en cassolette. Pour terminer on nous apporte une grande assiette de fruits frais et de fruits secs.
Nous reprenons la route par le sud et retrouvons la côte caraïbe légèrement au nord de Roseau (capitale de la Dominique) d’où nous partons pour Portsmouth. En chemin nous faisons halte au parc national de Morne Trois Pitons. Là, nous constatons une nouvelle fois des dégâts causés par Maria. En contre bas, il y a une cascade où l’on peut se baigner nous y allons sous une pluie diluvienne. Sur place le couple de français et leurs enfants ainsi que Carine se baignent. Même si la pluie s’est arrêtée, trouvant l’eau un peu fraîche à mon gout je renonce aux joies de ce bain. Après une vingtaine de minutes nous remontons et la pluie recommence de plus belle, nous arrivons au minibus complètement trempés.
Le lendemain nous restons pour faire la clearance de sortie avec l’autorisation de naviguer le mardi car nous irons à Roseau avant de retourner en Martinique. Nous faisons quelques achats de fruits et légumes à proximité du marché au poisson qui est fermé en ce lundi matin. Cette visite de la Dominique nous laisse un gout amer, car le cyclone Maria ne l’a pas épargnée, on à réellement l’impression qu’un ventilateur a sectionné la cime des arbres et les a effeuillés. Malheureusement, en plus de Maria des villages entiers on été emportés par des coulées de boue suite aux pluies diluviennes qui ont suivies le cyclone.
Nous partons donc le mardi pour Roseau où nous ne resterons qu’une nuit car d’une part, la bouée est ici à 40EC et d’autre part, aucun service n’est proposé pour quelque visite que ce soit. Enfin, à 19h un quidam avec une pirogue motorisée nous aborde et nous demande des dollars car il assure -soit disant- la sécurité du plan d’eau. Il s‘est fait recevoir et est reparti fort mécontent. Sur ces entrefaites, nous assurons tous ce qui pourrait être « braqué » car nous n’avons plus confiance, non plus dans ce fameux quidam.
Autant nous avons été très agréablement surpris par l’accueil, les prestations et les prix pratiqués à Portsmouth, autant nous sommes totalement déçus de Roseau et ne conseillons à personne de s’y arrêter sauf en cas de nécessité.
Nouveau départ ce mercredi 28 mars à 7h30 pour Saint Pierre en Martinique où nous arrivons vers 15h et plantons la pioche après 4 essais infructueux. Il faut dire que les fonds sont très herbeux et que, manque de chance, le soleil n’est pas de la partie et la visibilité des dits fonds est nulle.
Nous mettons l’annexe à l’eau pour mettre pied à terre et effectuer la clearance d’entrée dans un restaurant alsacien « L’alsace Kay ». Au matin, nous allons faire des courses au petit marché en bord de mer et achetons des fruits et légumes ainsi qu’un poulet boucané. De retour sur le bateau, nous voyons un Ovni 345 qui s’ancre à proximité. Persuadés qu’il s’agit de Zingaro, le voilier de Bénédicte et Nicolas que nous avons rencontré à Jacaré, nous y allons avec l’annexe. Effectivement ce sont bien eux, leur invitation à boire une bière se termine en déjeuner où chacun apporte ce qu’il a et nous les quittons à 17 heures après avoir raconté nos aventures réciproques depuis le Brésil.
Pour mémoire, Saint pierre est une ville qui a été totalement détruite ainsi que tous les bateaux qui y étaient au mouillage, en 1902 par l’éruption du volcan la montagne pelée. Pour en savoir plus sur l’histoire de Saint Pierre et de l’éruption cliquez sur ce lien.
Le vendredi 30 mars nous partons pour la petite anse d’Arlet où nous ne resterons qu’une nuit en nous promettant d’y retourner très rapidement. En effet, le cadre est magnifique et le snorkeling permet de voir des myriades de poissons.

Nous quittons la petite anse d’Arlet à 9h30 et un peu moins de 4 heures plus tard nous mouillons de nouveau à Saint Anne où nous devrions retrouver Imelda et Philippe qui sont venus en Martinique sur le bateau Aldébaran de Sandrine et Marco.
