Nous partons à 7h30 du mouillage à pleine mer et mettons 2 heures pour arriver au point d’où nous pouvons prendre la route direction les Iles du salut cap au 350 et environ 654 miles nautiques (mn) (1177 km) à parcourir. En effet, il y a un banc de sable qui longe l’Ile Lençois, banc de sable que nous devons déborder. Cette première journée est plutôt honorable puisque nous faisons une moyenne de 5,5 nœuds (nds). Le réveillon se passera avec une soupe, un fromage et un fruit puisque le rythme des quarts reprend à partir de 18h 30 en raison du couché du soleil à 18 heures. Cette première journée n’est pas  synonyme de courant car pour le moment il ne nous est pas favorable.

Lundi 25 décembre, nous faisons le repas de noël le midi avec un bloc de foie gras en entrée, suivi d’un cassoulet au confit de canard et une mangue brésilienne pour finir.

Nous attrapons enfin le courant, qui nous est favorable, vers 16 heures et ajoutons 2 nds au compteur soit 6nds + 2nds = 8 nds donc, si l’on garde cette vitesse, 192 mn par 24 heures. Nous devrions rattraper quelque peu notre retard par rapport aux prévisions du départ. A l’allumage des feux de navigation, surprise, le feu bâbord, le rouge, ne fonctionne plus nous ferons la nuit sans et la réparation n’aura lieu que demain si le temps le permet. Dans la nuit nous repassons l’équateur que nous avions passé le 29 novembre 2016, dans le sens inverse, en descendant sur le Brésil.

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Nous modifions une nouvelle fois l’heure de démarrage des quarts de nuit qui seront de 20H à 8h du matin car le jour ne se lève plus qu’à 5h45.

Mardi à 7h30, soit 48 heures après le départ, nous avons parcouru 310 mn il ne nous reste plus que 350 mn soit un peu plus de la moitié. Une arrivée dans l’après midi du jeudi 28/12 est donc envisagée. Vers midi, les conditions sont favorables et une  promenade sur le pont est envisagée pour premièrement réparer le feu de navigation bâbord (c’est un faux contact entre les deux plots de la lampe et les contacts du feu lui-même) et deuxièmement refixer l’écoute tribord de trinquette qui c’est défaite dans la nuit (le nœud de chaise certainement mal réalisé ou pas assez souqué). A 12h15 nous décidons de déjeuner car à l’horizon rien de bond se profile bien nous a pris. En effet, à 13h un grain avec rafale à 38nds nous tombe dessus, mais nous avions anticipé en arrisant la grand voile et mis la trinquette à la place du génois (les deux voiles d’avant). Le reste de la journée est une succession de grains heureusement pour nous, moins violents d’autant plus qu’à 45° du vent ce n’est pas agréable. A 22h nous changeons de cap et nous voilà au portant, allure moins fatigante car le bateau roule au lieu de taper. Sinon tout se passe bien et nous naviguons cette nuit avec de nouveau deux feux de navigation avant, rouge bâbord et vert tribord.

Autant la journée d’hier était musclée, autant aujourd’hui nous avons du petit temps avec un vent de 9 à 10 nds de ¾ arrière. Cela ne s’arrange pas dans la journée car après 12h la « pétole » s’installe à tel point qu’à 15h45 nous allumons le moteur qui ne s’arrêtera qu’à 22h30 mais là de nouveau petit temps, arriverons nous avant la nuit demain ?

Le matin du dernier jour, un cargo que nous suivons d’abord sur l’AIS (système automatique d’identification) puis de visu croise notre route par l’avant à 0,5mn soit 900 mètres. La mer est grande mais nous ne sommes pas l’abri de telle rencontre, ce qui justifie une veille 24h/24h. Le petit temps est toujours de la partie est nous faisons route au moteur jusqu’aux iles du salut où nous mouillons à 12h30 devant l’ile royale.

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Nous retrouvons les Pilhaouers, Imelda et Philippe, qui sont arrivés il y a deux jours directement de Jacaré. Taki, Catherine et Johnny, arrive dans l’après midi. Nous allons pouvoir découvrir les iles avec nos amis, ce qui fera l’objet d’un prochain billet.