Après 12 mois et 12 jours d’arrêt à la marina Jacaré Village, Batopoupa reprend la mer le 14 décembre à 14h30. Pour Batopoupa, le départ est programmé à 15 heures mais, nos amis allemands de Chiloé ne sont pas prêts, nous appareillons donc à leur place derrière Taki (Johnny et Catherine) et HeiJo un autre couple d’allemands. En effet, les Pilhaouers (Imelda et Philippe) ont décidé de ne partir que 2 jours plus tard pour nous rejoindre aux iles Lençois.

Désolé mais il n’y aura pas de photos de la sortie car il pleut et malgré les deux semaines de préparation nous ne sommes pas totalement au top, d’autant plus que nous n’avons pas navigué depuis 1 an.

Le logiciel de navigation « MaxSea Timezero » a décidé de faire des siennes et a perdu le signal du GPS, ennuyeux pour la sortie du chenal pas très bien balisé avec des bancs de vase « vagabonds ».

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Source guides caramel Jacaré

Tout rentre enfin dans l’ordre et, à 16 heures, nous quittons le chenal cap  au nord ouest direction les iles du Salut en Guyane française via les iles Lençois toujours au Brésil. Un petit vent sympathique nous permet de bien avancer pendant les premiers miles nautiques. La vie à bord s’organise avec la mise en place des 1/4 (7h à 10h Carine, de 10h à 01h Papou, de 01h à 04h Carine et de 04h à 07h papou).

Le premier matin après avoir fait le point de 6 heures, le Cap Papou décide de préparer l’eau pour le thé. Mais là, une embardé du bateau l’envoi voler de la cuisine sous la table à carte. Bilan un trou dans le cuir chevelu et un bleu de la taille d’une main sur la hanche gauche.

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Francis un des deux responsable de la marina de Jacaré avait également expérimenté le vol plané sur un bateau identique, un Sun Odyssey 50 DS. La journée se passe tout doucement et le soir nous décidons de ranger la voile et de ne garder que le génois qui, à cette allure portante, est plus efficace seul, nous gagnons en effet 1 nœud (petit rappel, 1 nœud = 1,8 km/h). La houle est toujours de travers et rend la navigation peu confortable en nous bousculant.

A l’aube du 2ème jour, nous renvoyons la grand voile car nous ne sommes plus qu’à 120° du vent puis nous la rangeons de nouveau car nous repassons à 170° du vent avec une baisse très forte de sa vitesse (8nds). La panne aléatoire de répétiteurs que nous avions eu lors de la traversée direction le Brésil est apparue de nouveau. En réalité il s’agit de la perte du signal provenant de la centrale de navigation, due au mélange de protocole : Seatalk pour la centrale de navigation, Seatalk-NG pour le pilote Raymarine P70 et NMEA 2000 pour le GPS Garmin. La solution temporaire que nous mettons en œuvre est une réinitialisation en éteignant les appareils de navigation. Par ailleurs, le répétiteur Raymarine ST70 tribord ne redémarre pas à tous les coups. Lorsque nous serons à Trinidad, nous verrons ce qu’il est possible de faire, changer le GPS par un Raymarine Seatalk ainsi que le répétiteur par un I70.

Pour la nuit, nous envoyons la trinquette à la place du génois pour être tranquille en cas de survente.

Le troisième jour, le vent est toujours de la partie et, comme la veille au soir, dans les rafales Batopoupa surfe à 10 – 12 nœuds. La journée commence par la réparation de la prise allume cigare du convertisseur 12 volts – 19 volts de l’ordinateur, à 9h15 tout est OK. La batterie de l’ordinateur dédié à la navigation est fatiguée aussi, nous ne l’allumons que pour faire le point. En effet, en continue le convertisseur chauffe et la consommation des batteries du bord est excessive. Ceci a pour conséquence de ne pas avoir le suivi de la distance parcourue, mais nous pouvons estimer avoir parcouru, depuis notre départ, environ 438 MN soit une moyenne d’un peu plus de 6 nœuds. La nuit est agitée entre le vent à 20/25 nœuds et les rafales à 30 nœuds.

Le vent reste soutenu toute la matinée du quatrième jour mais dans l’après midi il mollit et tombe entre 9 et 15 nœuds.

Depuis Jacaré nous ne réussissons pas à télécharger les fichiers Grib via l’iridium. Un technicien de la société Naya a mis en cause une mauvaise connexion satellitaire. Je décide donc de tenter un nouvel essai qui n’est pas plus concluant que les précédents, il faudra donc que je contacte Naya lorsque nous serons arrivés à Saint Laurent du Maroni. selon nos estimations, nous devrions arrivés demain aux iles Lençois soit environ 5 jours pour 790 miles nautiques.

Dans la nuit nous avons trois nouveaux arrêts de communication entre les différents appareils de navigation, il va vraiment falloir trouver une solution rapidement à ce problème.

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Le lendemain vers 13h30 nous sommes à l’approche des iles Lençois. Ainsi que nous l’avions lu, il faut être extrêmement vigilant car il y a les filets de pêcheurs locaux. Nous arrivons enfin devant le chenal d’entrée que nous embouquons très doucement. En effet il n’existe aucune indication précise et nous ne disposons que d’informations récoltés auprès d’autres navigateurs. Une erreur d’appréciation et nous nous échouons par deux fois heureusement sans mal. En effet, nous sommes à marée montante et les fonds sont de vase ce qui nous permet de nous extraire de ce mauvais pas sans difficulté.

Arrivés devant le village de pêcheurs nous choisissons notre place au mouillage pour attendre les bateaux copains. Après deux tentatives nous accrochons l’ancre, nous pouvons enfin déjeuner, il est 15 heures.