Dernière étape péruvienne, nous arrivons en fin de journée à l’aéroport d’Iquitos où, la navette de notre hôtel le « Bora Hotel », nous attendait comme convenu. Iquitos, notre première étape amazonienne, a pour particularité de n’avoir aucune liaison terrestre avec le reste du Pérou les seules liaisons sont aériennes et fluviales.
Nous profitons de la première matinée pour réserver le bateau rapide qui nous mènera à la triple frontière (péruvienne, colombienne et brésilienne) sur l’ile de Santa Rosa. Après une petite négociation nous réservons chez Golfinho pour 140 soles par personnes (37€). Nous nous dirigeons ensuite vers le « Museo de Barcos Historicos AYAPUA » qui retrace la grande époque du caoutchouc. Construit en 1906 en Allemagne, à Hambourg, il a connu une première vie comme bateau chargé du transport du caoutchouc. Restauré à la perfection et affichant sa classe toute victorienne, il est aujourd’hui ancré comme bateau-musée et offre différents salons climatisés qui mettent en scène les barons de l’époque, présentent des photos des indigènes, des manuscrits…
Nous allons ensuite visiter la maison « Casa Morey », transformée en hôtel de luxe, et située devant la rivière d’Itaya qui traverse Iquitos. La Casa Morey, est un monument historique -de portée nationale- qui date de 1913. Cette superbe construction a été reconstituée dans sa configuration d’origine pour conserver le charme et la splendeur du passé qui rappelle l’élégance des constructions historiques de l’époque du caoutchouc de l’Amazone péruvienne.

Un orage s’annonce, nous allons donc d’un pas soutenu à l’Amazon Bistrot pour déjeuner et nous mettre à l’abri durant ce déluge tropical. Constatez par vous même sur les deux photos ci-dessous.
Le deuxième jour nous prenons une moto taxi (Tuk-Tuk) pour aller au marché Belen. Ce marché est unique ! Il recense une grande partie de la diversité et des traditions d’Amazonie, dans toute son authenticité. On trouve tout ce qui vient de la forêt, le meilleur, comme le pire… Carcasses de singes à manger, œufs de tortues, cuisses de caïmans, suris (grosse larve comestible), paiches (le plus gros poisson d’eau douce au monde), guarana etc.. On y trouve pas moins de 89 espèces de fruits, 53 espèces de légumes, 60 espèces d’animaux terrestres et 56 espèces de poissons. Malheureusement, on y trouve encore de nombreuses espèces en voie extinction ou protégées. Une allée est réservée au onguents et remèdes, « le passage des sorcières et des sorciers ». Ici, des chamanes et d’étranges vendeurs proposent dans des bouteilles en verre et en plastique de nombreuses boissons médicinales à base de plantes, racines, lianes… de la forêt, on y trouve aussi l’Ayahuasca, la fameuse plante médicinale hallucinogène de l’Amazonie.

Nous rentrons ensuite à pied direction la place d’armes où nous prenons un second tuk-tuk pour aller vers « Port nord » d’où nous envisageons une balade sur le fleuve.
Sur place nous trouvons un marinero qui nous propose de privatiser son bateau pour 80 soles auxquels il faudra ajouter 20 soles pour la visite des indiens. Après nous être mis d’accord sur le prix, nous partons pour visiter un site où nous rencontrons les indiens de la « communidad Nativa de los Boras ».
Sur le retour nous nous arrêtons pour déjeuner dans le restaurant flottant « el bufeo colorado ». Puis nous nous dirigeons vers une réserve d’animaux de la selva, réserve qui sert également d’hôpital pour les animaux traqués par les braconniers et malades ou blessés et qui sont ici en convalescence.

Le lendemain matin, nous partons à 5 heures pour l’ile de santa Rosa avant de rentrer à Tabatinga au Brésil.
