S’il y a un site incontournable au Pérou, c’est bien le Machu Picchu. Comme disait un ami qui nous veut du bien, le Machu se gagne. Aussi et compte tenu des mouvements sociaux, nous avons rendez vous avec le mini bus à 6h45 mais nous ne partons de Cuzco qu’à 9h. Après un peu plus de 6 heures de route, dont 2h de piste à flan de montagne, nous arrivons à 15h15 à Hydroelectrica. Le chauffeur nous prévient que le lendemain nous devrons être de retour à Hydroelectrica au plus tard à 15 heures. En suivant la voie de chemin de fer, nous prenons ensuite le chemin d’Aguacalientes à pied, que nous devrions atteindre en 2h30 selon le routard.
Nous arrivons effectivement après 2h30 de marche épuisante tantôt sur le ballaste, tantôt sur les traverses et rarement sur une bout de chemin carrossable. A 18h nous allons directement à l’office du tourisme, pour voir comment acheter des billets de train pour le retour, nous sommes orientés vers la gare où nous prenons deux billets pour demain à 13h30. Nous allons ensuite à l’hôtel et rencontrons notre guide qui nous donne rendez vous pour le lendemain à 5h20.
A l’heure dite nous nous dirigeons avec notre groupe vers la file d’attente des bus qui font l’ascension jusque l’entrée du site. Pour les courageux il y a l’option de la montée à pied qui ne dure que 1h30 à 2h avec 500 mètres de dénivelé. A 7h30 nous débutons la visite guidée, qui durera 2 heures.
« À 2 430 m d’altitude, dans un site montagneux d’une extraordinaire beauté, au milieu d’une forêt tropicale, Machu Picchu a probablement été la création urbaine la plus stupéfiante de l’Empire inca à son apogée : murailles, terrasses et rampes gigantesques sculptent les escarpements rocheux dont elles paraissent le prolongement. Le cadre naturel, sur le versant oriental des Andes, fait partie du bassin supérieur de l’Amazone, riche d’une flore et d’une faune très variées.
Enchâssé dans un paysage spectaculaire, au point de rencontre entre les Andes péruviennes et le bassin de l’Amazone, le Sanctuaire historique de Machu Picchu est l’une des plus grandes réalisations artistiques, architecturales et d’aménagement du territoire au monde et le plus important patrimoine matériel laissé par la civilisation inca. Reconnu pour ses valeurs culturelles et naturelles exceptionnelles, ce bien mixte du patrimoine mondial couvre 32 592 hectares de pentes montagneuses, de pics et de vallées qui entourent son cœur, le monument archéologique spectaculaire de La Ciudadela (la Citadelle), à plus de 2 400 m d’altitude. Édifié au XVe siècle, Machu Picchu a été abandonné lors de la conquête de l’empire inca par les Espagnols au XVIe siècle. Ce n’est qu’en 1911 que cet ensemble archéologique a été révélé au monde.
Les quelque 200 constructions qui constituent ce centre religieux, cérémoniel, astronomique et agricole exceptionnel sont édifiées sur une crête escarpée, sillonnée de terrasses en pierre. Un plan rigoureux divise la cité en deux parties, la haute et la basse ville, séparant par une large place les zones agricoles des zones résidentielles. À ce jour, nombre de mystères de Machu Picchu ne sont toujours pas résolus, comme son rôle exact dans la connaissance approfondie qu’avaient les Incas de l’astronomie et de l’acclimatation d’espèces végétales sauvages.
L’architecture massive mais cependant raffinée de Machu Picchu s’harmonise exceptionnellement bien avec l’environnement naturel spectaculaire auquel il est intimement lié. De nombreux centres secondaires, un important réseau de routes et de sentiers, des canaux d’irrigation et des terrasses agricoles témoignent d’une longue utilisation humaine qui perdure souvent. La topographie accidentée qui rend certaines zones difficiles d’accès a donné lieu à une mosaïque de lieux utilisés et d’habitats naturels divers. Les versants orientaux des Andes tropicales – avec leur très vaste gradient allant des prairies de la puna de haute altitude et des taillis de polylepisaux forêts de montagne humides, en descendant jusqu’aux forêts tropicales de plaine – sont connus pour abriter une riche biodiversité et un haut endémisme d’importance mondiale. Malgré sa petite taille, le bien contribue à conserver une très grande diversité d’habitats et d’espèces, avec une faune et une flore endémiques et reliques remarquables. » (source site web de l’UNESCO).
Pour en savoir plus sur le site historique du Machu Picchu deux liens : Site de l’UNESCO ; Wikipedia.
La chance ne nous sourit pas car le début de notre visite se fait dans les nuages qui gâchent quelque peu la vision du site. Nous démarrons par le mirador puis descendons par le secteur agricole pour entrer dans la citadelle par la porte principale. Ensuite nous passons dans les habitations des catégories sociales « inférieures » (murs en adobe et non en pierres sèches taillées et ajustées) pour arriver sur la place principale. Là, nous montons sur un des points culminants de la citadelle où se trouve la table d’orientation astronomique et allons vers les lieux de culte pour y découvrir la pierre sacrée. Nous finissons la visite par le temple du condor et les greniers.
Vers 10h15 nous prenons le chemin d’Aguacalientes par le bus, nous y prenons un chocolat bien mérité après ces 2 heures de marches. A 13h30 nous prenons le train et arrivons comme prévu à 14h15 à Hydroélectrica.

Il y règne un foutoir indescriptible et nous attendons notre mini bus patiemment.

Finalement, nous partons à 19h15 (heureusement que la veille le chauffeur nous a demander d’arriver avant 15h) et arrivons à Cuzco à 1h30 du matin, nous avons une petite nuit car nous prenons le bus ce jour pour Huacachina soit environ 18 heures de route.
