Nous avons choisi l’avion pour nous rendre à La Paz. En effet nous mettrons une heure de voyage au lieu de 14h en bus pour une différence de prix modique (43 euros au lieu de 20 par personne).
L’atterrissage est assez impressionnant : en premier notre avion fait trois passages au dessus de La Paz avant de se poser, en second ce n’est pas l’avion qui se rapproche du sol mais le sol qui remonte. En effet, quelques instants avant l’atterrissage nous étions largement au dessus des pistes et non à la bonne altitude pour atterrir.
Bref en partant à 11 h de Sucre nous sommes à 14 h devant notre hôtel le Sargana qui se trouve dans la rue du même nom. La chambre est correcte si ce n’est que, contrairement aux indications de Booking, il n’y a pas de chauffage. Nous en faisons part à la réception et avons le plaisir d’en trouver un au retour de notre balade de repérage (petit bain d’huile de 4 éléments alors qu’il en faudrait 8 mais c’est mieux que rien). Nous partons donc en repérage dans le centre historique de la ville basse et visitons l’église San Francisco située sur la place éponyme. La première église de San Francisco fut construite en 1548, lors de la fondation de La Paz, mais cet édifice originel s’effondra à la suite d’une violente tempête de neige. Sa reconstruction date du 18ème siècle et mêle des éléments d’architectures baroques et métissés, à l’image des gargouilles et des sculptures qui représentent des scènes de la nature et des créatures mythologiques telles que des dragons. L’opulent intérieur de l’église renferme des autels en cèdre décorés à la feuille d’or.
Cette ville est extraordinaire, vous marchez 500 m et faites rapidement 40 à 50 m de dénivelé. Enfin, selon la volonté du président Evo Morales Ayma, les aiguilles de la pendule du parlement tournent à l’envers pour démontrer les spécificités de l’hémisphère sud.

Le premier jour nous décidons de visiter les 4 volets du musée Costumbrista situés au nord nord-est de notre hôtel. Cependant, les heures d’ouverture sont de 9h30 à 12h30 et de 15h à 19h et nous y arrivons à 12h25. Nous décidons de remettre au lendemain cette visite et partons en direction de la place Murillo (place des pigeons) où se trouvent le palais présidentiel (palais du gouvernement) et le congrès national de Bolivie.
Nous allons ensuite place San Francisco et visitons le musée du même nom qui est dans le couvent qui jouxte l’église, avec ses cloîtres dont les arcades enserrent une cour centrale où règne une grande tranquillité. On peut y admirez des huiles sur toiles d’inspiration religieuse datant des 17ème et 18ème siècles, avec notamment des œuvres du célèbre peintre péruvien Gregorio Gamarra. Le musée présente également des vêtements d’époque, des calices et des livres de chœur. L’entrée du musée donne aussi l’accès au clocher de l’église d’où l’on a un point de vue sur la place San Francisco.
Nous terminons la journée par l’achat à l’agence de l’hôtel, Diana Tour, des billets pour le voyage à Copacabana sur le lac Titicaca et pour l’entrée au spectacle des Cholitas du dimanche soir.
Le deuxième jour, le matin nous cherchons le restaurant Tambo Colonial que nous trouvons calle Illampo au sein de l’hôtel Rosario sous le nom de Terradentro, nous y dînerons samedi soir. Nous allons ensuite déjeuner dans la posada de la Abuela où, pour 37 bolivianos (4,5€) par personne nous avons une pizza et une boisson. Nous grimpons ensuite jusqu’au musée Costumbrista
où nous achetons les billets des trois autres musées de la calle Jaèn : musée del litoral boliviano ; musèe de los metales preciosos et la casa de Murillo.

Le musée costumbrista (des coutumes) de La Paz a été créé avec l’intention de montrer l’histoire et les traditions de la société de la ville, il s’agit d’une pinacothèque qui présente des œuvres de thématique historique en relation avec les coutumes, habitudes et traditions des sociétés paceñas d’autrefois ainsi que moderne. On peut y découvrir une sculpture en miniature de la fondation de La Paz, des faits historiques comme l’écartèlement de Tupac Katari ou la pendaison de Pedro Domingo Murillo ainsi qu’un classique du football, ou encore des personnages important du XVIème au XXème siècle représentés dans ses vitrines.
Le musée des métaux précieux conserve des pièces d’orfèvrerie et de céramique des cultures préhispaniques. Parmi les pièces en or, nous pouvons citer des diadèmes, pectoraux, pendentifs et ornements qui étaient utilisés pour vêtir les empereurs incas. La salle des pièces en argent présente des objets cérémoniaux des cultures Aymara, Moyo, Wankarani, Chiripa, Tiwanaku et Inca. Toutes ces pièces appartenaient à des collections privées qui ont été données au musée.

Le Musée du littoral Bolivien : la perte du littoral, lors de la guerre contre le Chili au XIXème siècle, a marqué le futur économique, social et politique du pays. Le musée, est organisé de façon telle que le visiteur prenne conscience d’un fait historique remarquable pour le pays. Il présente des documents, la tenue des soldats boliviens, leurs armes et certains symboles récupérés au temps des épiques batailles sur la côte pacifique et sur l’Atacama. Se distingue fortement l’architecture de la maison coloniale que partage ce musée avec celui des métaux précieux ainsi que le musée costumbrista.
Enfin le Musée Casa de Murillo, en plein centre historique de la ville de La Paz, dans un contexte absolument colonial, la rue Jaén a été témoin des conspirations anticolonialistes conçues dans cette maison. C’est elle qui servit d’endroit pour se cacher au révolutionnaire Pedro Domingo Murillo, précurseur de la vague indépendantiste en Amérique Latine. Aujourd’hui transformée en musée et restaurée sur la base des archives de la police coloniale lors de sa perquisition, on y trouve des meubles d’époque, des tableaux, de l’argenterie ainsi que quelques textiles de la région.
Nous finissons à l’agence de l’hôtel afin d’y acheter les billets pour l’entrée sur le site de Tiwanaku que nous visiterons le sur lendemain.
Le troisième jour, nous prenons le téléphérique rouge qui nous amène à El Alto à 4095m.
Nous parcourons le marché d’El Alto marché ou l’on trouve de tout, de la pièce mécanique jusqu’au coiffeur.
Nous redescendons pour retourner à l’hôtel et y faire du blog.
Le quatrième jour, départ à 8h30 pour Tiwanaku, cité aussi mystérieuse que déroutante, le bus qui part en retard et la circulation de La paz ont fait que nous arrivons avec presque une heure de retard sur le site. Nous visiterons le site au pas de course.
Tiwanaku ou Tiahuanaco :
Le point le plus déroutant est que la cité avait autrefois un port, les vestiges sont là pour en attester. Ce port était situé sur le rivage du lac Titicaca. Je soumet à votre sagacité la problématique suivante :
Les grandes transformations géologiques s’effectuent sur de très longues périodes. L’ensemble de l’Altiplano a été soulevé, sans doute à l’occasion des bouleversements géologiques qui présidèrent à la formation de l’Amérique du Sud. Il est prouvé que Tiahuanaco était autrefois au bord du lac. Partant de ce fait, soit depuis sa construction, le niveau du lac a considérablement baissé ; soit, le terrain sur lequel se situe la cité s’est surélevé. Le problème c’est que le soulèvement de l’Altiplano s’est produit avant l’apparition de l’homme. Alors quand Tiahuanaco a-t-il été construit ? Les alignements solaires des diverses structures ont été déterminés en fonction d’observations des cieux.
Les astronomes confirment que cette observation est largement antérieure à 500 ans avant notre ère. Certains pensent que la construction date de 15000 ans avant JC, Tiahuanaco a donc été édifié bien avant l’aube des temps préhistoriques.
Pour en savoir plus sur la civilisation Tiwanaku et ses origines vous pouvez aller sur le site de l’Unesco ou sur Wikipedia.
Le cinquième jour, après avoir constaté que la clé USB, achetée l’avant veille et permettant de lire la carte mémoire de l’appareil photos, ne fonctionne pas alors que je devais faire du blog, nous retournons au petit magasin pour un échange mais là, déception, il est fermé. Que faire, pas de clé pas de blog. Nous décidons de prendre le téléphérique jaune pour nous rendre au mirador Qhana Patai, là nous allons au restaurant du mirador à 4175m.
Nous redescendons jusqu’à la station la plus basse Libertador/Chuqui Apu et rentrons à l’hôtel à pied soit une bonne heure de marche. Sur la place Saint François, nous nous arrêtons au café Ichuri pour y déguster un jus de fruit frais. Nous allons ensuite pour changer la clé USB , et là oh joie, le magasin est ouvert. Le responsable ne fait aucune difficulté et après avoir constater le non fonctionnement nous en donne une nouvelle. Nous rentrons à l’hôtel et y faisons du blog.
Le sixième jour est demi-journée blog. A partir de 15h30 nous partons en bus pour El Alto afin d’assister à des combats de catch féminins « las luchas de Cholitas ».
Avant de nous ramener à l’hôtel le chauffeur du bus nous arrête à un point de vue d’où nous avons une vue magnifique sur La Paz de nuit.

Le lendemain matin, à 7h30 nous prenons le bus en direction de Copacabana située sur le lac Titicaca.
