Nous quittons l’Argentine pour le Paraguay mais cette fois-ci, les formalités et le voyage ont été beaucoup plus simples. En effet, le manager de l’auberge où nous étions se rendant au Brésil nous a gentiment proposé de nous accompagner à la frontière de l’Argentine. Une fois nos passeports tamponnés, il nous a laissé à l’arrêt du bus qui se rendait à la frontière du Paraguay.
Dans le bus pour le Paraguay
Pour mémoire nous n’avions plus la possibilité de rentrer au Brésil car nos 90 jours avaient été consommés, mais heureusement le bus traverse le Brésil (10 km à cet endroit) et ne s’arrête qu’à la frontière du Paraguay. Les formalités sont réduites à leur plus simple expression, l’immigration et les affaires sanitaires pour vérifier que nous sommes à jour de nos vaccins. Je vous laisse imaginer l’entrée si vous n’êtes pas à jour. Voilà, bilan avec le changement d’heure (GMT-4) nous sommes arrivés à 10h pour une chambre libre à 13h, soit une entrée rondement menée.
Nous profitons de cette arrivée matinale pour 1/ partir en reconnaissance de l’agence de d’autocars qui nous amènera à Asunción et 2/ chercher et trouver un distributeur de billets. Une fois cette double mission accomplie, sur les conseils de la responsable de l’auberge où nous allons passer la nuit, nous décidons d’aller visiter le barrage d’Itaipu. Après 20 minutes de recherche, la responsable ne nous ayant précisé que le nom du bus « Hernandarias », nous décidons d’aller sur l’avenue devant une enseigne Mac Donald et là, nous voyons effectivement passer un bus » Hernandarias ». Nous imaginons que la fréquence de passage doit être de 30 minutes et décidons de nous restaurer et surtout de boire au MacDo car nous mourions de soif. Une fois terminé nous attendons le bus au bord du trottoir, car ici il est effectivement possible d’arrêter les bus sur un simple signe de la main même hors station.
Nous voilà installés dans le bus mais pour beaucoup plus longtemps que nous l’avons imaginé. En effet, nous ne connaissons absolument pas Ciudad del Este, encore moins ses environs, et pour un trajet d’une vingtaine de minutes nous avons voyagé 2 heures et parcouru la commune d’Hernandarias dans tous les sens. Au bout d’1h30 environ le machiniste s’inquiétant certainement de la présence dans son bus de ces 2 touristes un peu niais, interpelle un collègue dans un bus venant en sens inverse et nous voilà partis pour le parcours inverse. Heureusement, ce machiniste est beaucoup plus attentif et nous arrête devant l’entrée où se situe le modèle réduit du barrage. Une fois cette réduction visitée, la guide nous indique que nous pouvons nous rendre à l’entrée du barrage qui n’est qu’à 1 km. N’écoutant que notre courage, nous y allons sans être certains que compte tenu de l’heure, 16 heures, nous n’allons pas être gentiment refoulés, mais non, une charmante hôtesse / guide fait en sorte que nous puissions visiter le barrage, visite qui, compte tenu de la superficie, se déroule en bus pour une durée totale de 45 minutes.
Ce barrage, avec une puissance totale installée de production de 14 000 MW, couvre 80% des besoins du Paraguay et 20% de ceux du Brésil (chiffres actualisés en 2016). Il comporte 20 unités de production, 10 pour le Brésil et 10 pour le Paraguay. Pour finir un peu d’histoire linguistique : Itaipu signifie en guarani « pierre qui chante » Ita pierre et ipu chante.
Pour concrétiser la puissance de ce barrage, lorsque les déversoirs sont ouverts, en cas de volume trop important dans le réservoir, le volumes d’eau correspond à 40 fois celui des chutes d’iguazu.
Pour en savoir plus sur le barrage, cliquer sur ce lien : Le barrage d’Itaipu.
